Coups de coeur et coups de gueule d'un apprenti naturaliste
Suite des articles sur le dernier voyage en Bretagne aux vacances de pâques.
Aujourd'hui un oiseau que je n'avais encore jamais observé : le fulmar boréal. Un oiseau typiquement marin !
J'ai pu observer une colonie lors de ma visite à la réserve naturelle du Cap Sizun ( article à suivre ).
Le corps et la tête de l'oiseau sont blancs, les ailes grises plus ou moins tachetées. Son envergure est d'environ 1 m.
Le bec est caractéristique. Il est gris, légèrement tordu avec un bout jaune et des narines tubulaires sur le haut du bec.
C'est un oiseau qui est lié aux falaises escarpées de l'Atlantique Nord en période de nidification. En dehors, il mène une vie pélagique.
On compte en France 1 200 couples environ.
Au printemps, une falaise peut accueillir une trentaine de couples. ceux ci sont composés de jeunes immatures qui recherchent un futur lieu de nidification et des couples nicheurs.
En mai, ne resteront que les couples nicheurs soit une petite dizaine pour notre exemple. Les autres retourneront au large.
Le nid est extrêmement rudimentaire puisqu'il se compose juste d'un replat de la falaise.
En mai, la femelle pond un seul oeuf et il n'y aura pas d'autre ponte dans l'année. L'incubation dure une cinquantaine de jours où le mâle et la femelle se relaient tous les deux ou trois jours.
En été, un dizaine de jour après l'éclosion, le petit est laissé seul par ses parents qui partent au ravitaillement en mer.
Il est nourri principalement par des calmars. Son élevage dure une soixantaine de jours. Quand ses parents l'estimeront assez grand, ils l'abandonneront et c'est la faim qui le poussera à l'envoler.
On estime à 50% la réussite dans la reproduction chez le fulmar.
A l'automne, le jeune fulmar quitte la terre pour plusieurs années de vagabondages océaniques et doit apprendre à se nourrir seul. ( on a vu des jeunes "bretons" jusqu'au Groenland, au Canada ou en mer de Barents ). Les adultes restent plus près du continent.
En hiver, souvent en décembre ou janvier, le fulmar revient sur les falaises à la recherche d'un site pour nicher.
Attention ! : Si vous menacez un fulmar ( en volant trop près par exemple ... nan je rigole ! ) il adopte la tactique du lama et peut vous cracher à quelques mètres de distance un jet liquide huileux et nauséabond !