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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 18:27
L'estran étant la zone littorale limitée par les niveaux des plus hautes mers et des basses mers, la durée d'émersion durant le cycle des marées influence la distribution des êtres vivants, animaux et végétaux, sur différents niveaux.

Ceci crée comme en montagne un étagement de la faune et de la flore.



Etagement dans la zone de l'estran ( document Ifremer )



Etage adlittoral ou zone des embruns :

Cet espace n'est jamais recouvert par les marées mais les êtres vivants y sont sous l'influence des embruns.
Les êtres vivants ici ne supportent pas l'immersion mais apprécient une forte salinité pour se développer.


Rocher recouvert de différents lichens dans la zone des embruns.

Etage supralittoral :

Les êtres vivants ont besoin d'une émersion prolongée et ne supportent qu'une immersion très courte pendant les marées de vives eaux.
On trouve également des lichens en milieu rocheux et des puces de mer en milieu sableux


Talitres ou puces de mer sur la laisse de mer


Etage médiolittoral :

Les êtres vivants sont ici soumis à des cycles émersions / immersions.
La faune et le flore doivent supporter temporairement un assèchement.
C'est la zone privilégiée de la pêche à pied.


Flaque temporaire dans l'étage médiolittoral.


Etage infralittoral :

ici l'immersion est continue avec à la frange supérieure des émersions de courte durée.

Dans l'estran lorsque la mer se retire, les êtres vivants qui y sont subissent un certain nombres de chocs :

Un choc hydrique : pour lutter contre la dessication

Un choc thermique :
une flaque d'eau isolée peut voir sa température monter très fortement en été parfois à 40° et lorque la mer revient avoir sa température baisser rapidement.
De même en hiver, elle peut tres vite se refroidir au contact de l'air froid et avoir une température rapidement voisine de 0°.


Flaque avec des patelles.

Choc osmotique : dans chaque flaque les conditions de salinité peuvent varier entre les averses, l'évaporation etc ...

Choc mécanique :
Les êtres vivants doivent contre la force des vagues de la mer qui remonte.



Quelles adaptations les êtres vivants ont-ils mis en place ?


Pour survivre dans ce milieu extrème, les animaux developpent des adaptations en fonction du substrat sur lequel ils vivent.

Sur les estrans sableux :

S'enfouir dans le sable.

Comme certains mollusques bivalves : praires, clams, coques .... creusent un trou dans le sable pour profiter de son humidité.


 
Sur les estrans rocheux :


Se proteger dans une coquille :

Certains animaux quand la mer se retire se réfugient dans leur coquille : les bigorneaux, les patelles ou les balanes qui à marée basse vivent dans uen coquille hermétiquement fermée en ayant emprisonné une réserve d'eau.


Patelle et troque à marée basse.

Rechercher les endroits humides :

Souvent sous les algues comme le font les étoiles de mer, les crabes, les oursins ...



Se recouvrir de mucus.

La blennie ou "baveuse" est capable de sécréter du mucus pour garer son corps humide.
Les anémones de mer luttent contre le dessèchement grâce à leur forte teneur en mucus qui retient l'eau.
Certaines espèces d'anémones comme les actinies peuvent rétracter leurs tentacules pour limiter la perte d'eau.

Se fixer sur les rochers :

Certains animaux, poour lutter contre les vagues et les courants peuvent se fixer sur les rochers.
Les moules par exemple, sécrètent une ensemble de filaments ( le byssus ) qui lui permet de se fixer.


Colonie de moules fixée sur des rochers face à la mer

Respirer autrement :

La plupart des animaux aquatiques ont besoin de branchies pour respirer dans l'eau. Certains ont des systèmes complémentaires pour survivre hors de l'eau :

respiration cutanée : La gonelle, la motelle
poumon primitif : Le petit bigorneau
avaler de l'air : Le mordocet


Voilà un tour d'horizon rapide, donc très incomplet de ce milieu particulier qu'est l'estran.
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2 août 2008 6 02 /08 /août /2008 10:55
MARCHER AU FOND DE LA MER !!

Non, ce n'est pas le nouveau Jules Verne mais c'est possible deux fois par jour.


Marée basse sur Lilia

C'est sur cette zone que vont être mis les prochains coups de projecteurs.
Tout cela est possible à cause d'un phénomène complexe : La marée.


Marée basse à Neiz vran


La marée est une phénomène qui résulte de l'attraction terre-lune, terre -soleil et des forces centrifuges induites par les rotations des astres les uns par rapport aux autres.

Ce phénomène s'observe deux fois par jour avec une alternance entre pleine mer et basse mer ( marée haute et marée basse ).

Pour plus de précisions sur ce phénomène extrêmement complexe, voir ce cours de l'Ifremer sur les océans :

http://www.ifremer.fr/lpo/cours/index.html


Marée basse en allant à l'Ile Wrac'h


L'estran ( an aod bev ) est la frange littorale qui se couvre et se découvre au rythme des marées.
Les marées ont des coefficients qui traduisent les différences quotidiennes de marnage ( c'est à dire la différence quotidienne entre haute et basse mer ).
Ceci va induire dans cette zone des conditions de vie particulières qui impliquent pour les êtres y vivant des adaptations particulières.


Marée basse à l'Ile wrac'h





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31 juillet 2008 4 31 /07 /juillet /2008 11:41
Kerlouan c'est dans le finistère nord, sur la côte des légendes. Le milieu est particulièrement interessant car on y trouve rassemblés en un même lieu nombre de milieux différents : plage de sable, chaos de rochers granitiques, dunes blanches, dunes grises ....


Pointe de Neiz Vran


Plage de Rudoloc

Les articles suivants reviendront sur un éclairage particulier de certains de ces différents milieux et de leurs habitants.

Place à quelques photos que j'aime bien et une dédicace spéciale en fin d'article !


Coup de vent le 5 juillet au soir.


Le lamantin



paradisiaque on vous dit !



Phare de l'Ile Vierge, plus haut phare d'Europe




To be goudenne or not to be goudene that's the question dear !





La cote des légendes .......


Assurancetourix peut dormir sur ses deux oreilles, les nouveaux bardes sont là et bien là !!



Ca fait super plaisir de voir qu'il existe encore des groupes qui perpetuent l'esprit "zonemondiale" des années 80 : juste quand la jeunesse emmerdait le front national et que le petit napoléon de la rue de l'Empereur allait gouter aux joies de devenir un enc..... :-D

"Nous vous rappelons que vous êtes seul responsable des propos publiés sur votre blog." Pas de problème je souligne persiste et signe ... et j'ajoute qu'il y a pris goût et qu'il donne toute sa puissance en ce moment ... demandez à ses enfants :-(

Un site et des concerts à ne pas rater :

http://www.ramoneursdemenhirs.fr/


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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 20:52
Bonne nouvelle pour la biodiversité et la protection des milieux marins : Le 28 septembre 2007, le décret 2007-1406 instituait la création du parc marin de la mer d'Iroise.


La mer d'Iroise est à l'extrême pointe du finistère : Penn ar bed : " la pointe de la terre". La zone du parc couvre les iles de Molène, de Sein, de Ouessant



Cette zone est connue pour ses tempêtes, ses courants, ses passages maritimes mythiques tels le Fromveur, la chaussée de sein ..... La cote y est souvent rocheuse avec des criques et des plages parsemées de roches granitiques usées.

à la limite du parc ....

plage de sable et rochers

C'est une zone de patrimoine naturel extrêmement riche, patrimoine qui produit de nombreuses ressources à une communauté de marins : algues, ressources halieutiques etc ...

Ile de sein

Ce parc va être l'occasion de mener de front une protection de la nature marine tout en permettant le développement d'activités économiques à impact doux : pêche raisonnée, tourisme vert etc...

Tas de pois

lever de soleil sur Ouessant

coucher de soleil sur l'Iroise
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12 avril 2007 4 12 /04 /avril /2007 19:51
Dernier coup de projecteur sur cette magnifique région.

Tout d'abord, coup de projecteur sur le flamant rose ( Phoenicopterus ruber ) :

C'est un oiseau caractéristique des grands étangs saumâtres et salés du littoral méditerranéen.


Le flamant est un oiseau que l'on trouve régulièrement en Camargue et sur les étangs du Languedoc-Roussillon.
Il est devenu un des plus abondant avec en 1986 pas moins de 20 000 couples qui se sont reproduits sur l'étang du Fangassier en Camargue sans compter les 20 000 individus répartis depuis une dizaine d'année entre la presqu'île de Giens et l'étang du Canet.


La situation n'a pas été aussi fleurissante pour les flamants roses.
L'industrialisation de Fos sur Mer, l'extension de l'aviation civile et militaire, la prolifération du  goéland leucophée  prédateur  des oeufs ainsi  que la  perte de  leur îlot de reproduction due  à  l'érosion ont failli  disparaitre.


Les flamants ont maintenant des zones de tranquillité pour leur reproduction. Ils sont étudiés, bagués.
Ceci a permis de savoir que certains sont sédentaires, d'autres migrateurs : Italie, Sardaigne, Espagne, Turquie, même en Mauritanie à 3 500 km.


Avec son bec recourbé et son long cou, le flamant pêche "sa couleur".


Le flamant se nourrit de minuscules crustacés roses, ces animaux donnent cette teinte caractéristique a son plumage.
il attrape les crustacés en grattant la vase et en filtrant la vase avec son bec.


Les flamants vivent en colonies. Leur nid est fait d'un îlot de boue où la femelle pond un oeuf ou deux.


Autres figures légendaires de la Camargue :

les taureaux dont l'élevage a été relancé par l'Impératrice Eugénie

Deux types de taureaux se rencontrent en Camargue : ceux utilisés pour la course camarguaise et ceux utilisés dans les corridas.






Et la Camargue ne serait pas la Camargue sans Crin Blanc et ses cousins !!!







Voilà, c'est la fin du cliché camarguais pour cette série sur le séjour en Camargue.
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11 avril 2007 3 11 /04 /avril /2007 19:05
Suite du séjour en Camargue.

Reserve naturelle de Salin de Badon.

Réserve gérée par la SNPN. Il faut retirer une autorisation à La Capelière pour y accéder.
Afin de ne pas déranger la faune, les photos y sont interdites.

c'est une ancienne saline royale qui est devenue rendez vous de chasse au 19eme siècle puis réserve zoologique et botanique en 1927.

La réserve est aménagée de 5 km de sentiers et de 3 observatoires.

Nous avons pu y observer entre autres un ragondin mangeant tranquillement sur le sentier à 2 m de nous.

oiseaux observés :

tadornes de belon
grande aigrette
flamants roses
canard colvert
grèbes huppées
hirondelles


En se déplaçant entre les réserves.

Dans une rizière, quelques Hérons Garde boeufs, les photos ne sont pas très bonnes :




Dans un champ, sur la route de Salin de Giraud, un héron cendré :





Et dans tous les canaux des ragondins ...





La Sansouire :

La sansouire est une zone de très forte salinité du sol et du sous sol où les plantes sont très spécialisées.


La végétation qui s'installe ici doit pourvoir résister à une inondation totale en hiver, une sécheresse extrême en été ainsi qu'a des vents de nord ouest et de sud-ouest parfois très forts.

C'est le domaine de la salicorne. On y trouve peu d'animaux hormis les moustiques, quelques escargots, des passereaux pendant la période sèche et des canards pendant l'hiver.

Autour du Vaccarès

Un bon chemin de découverte du Vaccarès est de prendre la route, heu le chemin carrossable près du domaine Paul Ricard .
ce chemin longe l'étang et rejoint les Saintes Marie de la Mer.

Au bord dans la vase, on peut observer l'huitrier pie se nourrissant :





Dans les ruisseaux, l'Aigrette Garzette chasse. Aigrette Garzette que l'on peut voir un peu partout dans le delta.





Sur l'etang me direz vous, ben y'a des avocettes élégantes qui se battent :



des tadornes de belon qui dérivent au gré du mistral


des mouettes rieuses


Et bien sur l'emblème de la Camargue : les flamants roses !!







Et voila !!! suite et fin plus tard !!

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10 avril 2007 2 10 /04 /avril /2007 11:01
SEJOUR EN CAMARGUE

Séjour en Camargue du mercredi 4 avril au vendredi 6 avril.

Camp de base à Arles, ce qui permet de se situer en haut du delta et donc de choisir les directions de visites.

Trois jours c'est largement insuffisant pour connaître à fond cette région, mais l'aperçu qu'on en a donne envie d'y retourner plus fréquement et plus longtemps.


Nous avons donc navigué entre les Saintes Maries de la Mer et les Salins de Giraud, recherchant les sites à oiseaux puisque l'objectif du séjour était de découvrir la faune avicole.

Le delta du Rhône se forme à la fin de la dernière glaciation ( Wurm - 10 000 ans ). Le delta grandit à mesure des apports en eaux des fleuves voisins ( la Durance etc ... ) et des variations du niveau des mers.

A mesure que le delta avance vers le large, il se forme des bourrelets dunaires littoraux qui piègent derrière eux un  réseau de lagunes dont la principale est l'étang de Vaccarès ( datée de près de 4 000 ans ).


Vue sur le Vaccarès et ses flamants roses

La plaine deltaïque couvre environ 1 740 km2 entre Arles, Fos-sur-Mer et le Grau du Roi.

Les paysages de la camargue sont issus de la rencontre du Rhône et le la mer, donc du taux de salinité dans le sol.
Le gradient de salinité variant du nord au sud avec au nord des bourrelets alluviaux construits par la fleuve.
Ces bourrelets donnent des "hautes terres" peu inondables et fertiles. Ensuite on trouve une zone de terre façonnée par les inondations et riche en marais. Cette partie de la camargue dite fluvio-lacustre est depuis 2 000 ans travaillée par l'homme.


Dans la zone fluvio-lacustre


Plus au sud, l'influence du sel se fait de plus en plus sentir et l'influence de la mer a modelé un paysage fait de marais saumâtres, de lagunes et de steppes salées. Cette partie exploitée depuis le moyen age est nommée : Camargue laguno-marine. C'est le lieu de l'élevage, de la chasse et le la pêche.


Dans la zone laguno-marine

Le site de la Capelière :

Site de 30 ha a proximité du l'étang du Vaccarès. La Capelière est située sur un ancien lit du Rhône : le bras d'Ulmet. Cette situation permet d'avoir sur un même endroit la foret alluviale, les marais, les étangs, les roselières et la sansouire ( cf plus bas ), il ne manque que les dunes et la mer !!



Site protégé géré par la Société Nationale de Protection de la Nature.

Cette visite ( 3 euros ) permet donc d'avoir une vue rapide sur la faune et la flore de Camargue tant au travers de l'exposition que des sentiers aménagés.

L'observatoire 1 permet de découvrir le monde des etangs. Nous y avons vu surtout des canards, des poules d'eau, fuligules et foulques.


Canard souchet au repos.


Jamais de repos complet mais toujours sur le qui vive ...



Canard colvert


Fulligule morillon ben aussi au repos :-)


Poule d'eau.

Le second observatoire permet d'observer la faune des marais.
Nous avons pu y observer des bécasses et l'échasse blanche.


Bécasse dans la boue du marais


Echasse blanche femelle


Echasse blanche mâle.

Le troisième observatoire a permis d'observer des Chevaliers Gambettes en train de se nourrir.


Chevalier .. gambette a priori

Le dernier observatoire nous a permis d'observer une spécialité régionale ... la rainette méridionale. Cette grenouille se repose sur les branches d'iris, de roseaux.





En sortant de la Capelière, nous avons été visiter une autre réserve gérée par la SNPN : Le salin de Badon.



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