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5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 14:00

Une spécialité bien d'ici, où comment s'approprier les sentiers de balade : Il suffit de placer des panneaux vous indiquant indirectement que vous risquez de vous faire tuer .....

 

P1330958

Des panneaux bien sur placés à l'année puisque "les chasses en cours" ont lieu ailleurs la plupart du temps. 

Et donc les gamins ne jouent plus dans les champs et les bois .... on ne sait jamais !

 

Il serait temps qu'on supprime ce loisir stupide qui consiste à laisser se balader dans la nature des "zigotos" armés dont le seul plaisir est de tuer, sous pretexte d'une tradition qui n'a plus de tradition que le nom.

Oui je sais, ils sont utiles car ils votent :-(

 

A lire :

 

Le livre noir de la chasse : massacres et abus de pouvoirs par Pierre Athanaze

 

/www.buvettedesalpages.be/2011/08/le-livre-noir-de-la-chasse-massacres-et-abus-de-pouvoirs-par-pierre-athanaze.html

 

 

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22 septembre 2011 4 22 /09 /septembre /2011 20:36
Deux nouveaux loups disparus, 
un autre abattu par l’État :
l’éradication s’accélère !

Dimanche dernier, dans le Parc National du Mercantour, le collier émetteur dont une louve avait été équipée, a été retrouvé sectionné manuellement. Mardi, un deuxième loup succombait à un tir de prélèvement autorisé par l’État dans le Haut-Verdon (04). Hier, le cadavre d’un troisième animal était découvert dans la Gordolasque (06). Incapable d’endiguer le braconnage, le Ministère de l’Écologie continue néanmoins à délivrer des autorisations de tirs de cette espèce protégée. Nos dirigeants ont-ils décidé d’éliminer les plus beaux représentants de notre biodiversité ?

Tranché au couteau et jeté dans une rivière, le collier détérioré ne peut laisser présager qu’une sombre issue à sa porteuse, dont toute trace a été perdue. Il s’agit du troisième loup équipé de la sorte dans le cadre d’un suivi scientifique mené dans le Parc National du Mercantour et… de la troisième disparition mystérieuse.
 
Mardi, un nouveau canidé venait alourdir le tableau de chasse du ministère dit de l’Écologie, après une autorisation de tir délivrée dans le Haut-Verdon (04). Suite à un recours déposé par l’ASPAS, l’audience prévue pour étudier la légalité du tir devait avoir lieu le 29 septembre ! À ce jour, l’État a ordonné plus de 70 autorisations de tirs de canidés sauvages dans le cadre du protocole loup, qui permet à la France d’en abattre « officiellement» six. Trois loups ont ainsi été abattus et un autre blessé dans le Doubs. Un tir d’effarouchement a même été autorisé dans les Vosges, secteur où le prédateur vient à peine de poser les pattes.
 
Mercredi soir, le cadavre d’un autre individu est retrouvé dans ce même département, probablement victime d’un acte malveillant. Le braconnage de nos loups se multiplie aux quatre coins de la France. Déjà, en janvier 2008 le cadavre d’un animal décapité était retrouvé à Presle, en Savoie. En 2009, deux loups étaient abattus impunément par des chasseurs, en Haute-Savoie et dans les Hautes-Alpes. À ces cas avérés et connus s’ajoutent les cas suspectés ou inconnus, bien plus nombreux. Selon une expertise scientifique s’appuyant sur la comparaison des taux de croissance des populations et des effectifs réels, une centaine de loups (au minimum) auraient été braconnés en une dizaine d’années ! (Source : FERUS)
 
Au moins cinq loups seraient donc morts cette saison, un sixième blessé. Or, selon l’article 2 de l’arrêté interministériel organisant les destructions de loups, les individus braconnés doivent être comptés dans le « quota » de six loups à abattre. L’ASPAS demande donc que soit immédiatement ordonné un moratoire des tirs de loups, car plus de 50 opérations de tirs sont toujours en cours. 


Contact presse : Pierre Athanaze - Président de l’ASPAS 
tél. : 06 08 18 54 55



Association pour la Protection des Animaux Sauvages - www.aspas-nature.org
Membre du Bureau Européen de l’Environnement - Bruxelles
B.P. 505 - 26401 CREST Cedex - France Tel. 04 75 25 10 00 - Fax. 04 75 76 77 58 - 
info@aspas-nature.org
Association reconnue d’utilité publique par arrêté préfectoral du 11 décembre 2008 (JORF n°0067 du 20/03/09)
Association 100% indépendante
 
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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 15:51
La grande braderie électorale bat son plein :
Sournoisement, l’État cherche à éradiquer le loup

Sous prétexte de protection des troupeaux, depuis le début de l'année, les préfets (représentants de l'État) multiplient des arrêtés pour tuer des loups, espèce pourtant protégée. Ces décisions sont entachées de conditions douteuses et d’illégalité. L’ASPAS (Association pour la protection des animaux sauvages) attaque ces arrêtés injustifiables et inutiles.

À ce jour, et depuis le 9 mai dernier, pas moins de
 73 tirs de loups ont été ordonnés en France : 4 tirs dits « de prélèvement », et 69 dits « de défense », ce qui revient au même sur le terrain. Deux animaux ont été abattus, un autre probablement blessé, sans compter les tirs « d’effarouchement » et le braconnage qui chaque année fait disparaître en douce plusieurs loups.
 
Tuer un loup serait "officiellement" une mesure exceptionnelle destinée à protéger des troupeaux pour lesquels des moyens de protection auraient été inefficaces. Or, très souvent les mesures de protection minimales ne sont même pas mises en place et pourtant la décision d'abattre un loup est ordonnée. Ce qui constitue non seulement une illégalité mais également une grave atteinte à la biodiversité et en aucun cas une mesure de protection efficace. Pour preuve, quelques semaines après avoir fait abattre un loup à Combovin (26), le Préfet de la Drôme vient d'ordonner un nouveau tir de loup à Ourches, la commune voisine.
 
Aujourd’hui, la Ministre de l'Écologie, Nathalie Kosciusko Morizet et les Préfets, mettent en péril une espèce protégée en ordonnant l'abattage de la moitié de sa population française ! L'ASPAS tient à rappeler que le loup est non seulement une espèce protégée mais également un élément très important pour les équilibres biologiques. En aucun cas l'ASPAS n'acceptera l'éradication du loupElle attaquera en justice ces mesures inadmissibles auprès des Tribunaux afin de faire respecter la loi et la nature.
 
L'ASPAS en appelle à la responsabilité de la Ministre de l'Écologie et du Président de la République qui devraient être les garants des lois, des engagements internationaux et de leur récente "Stratégie nationale en faveur de la biodiversité".

 
Contact presse : Pierre Athanaze - Président de l’ASPAS 
tél. : 06 08 18 54 55

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4 août 2011 4 04 /08 /août /2011 08:36

"Je voudrai dire un mot de toutes ces questions d'environnement parce que, là aussi ça commence à bien faire" Nicolas Sarkozy discours devant le monde paysan et la FNSEA au salon de l'agriculture 2011.

Effectivement ça commence à bien faire ..... Pas l'environnement non, mais ce genre de saillie Sarkozienne où rien ni personne n'est respecté au nom de l'opportunisme électoral :

Les exemples sont malheureusement nombreux : réforme des retraites mensongère, casse du service public, cadeaux aux entreprises du cac 40 , , fausses réformes dont les décrets d'application ne verront jamais le jour ou dont les textes de loi existent déjà, distributions de "cadeaux" aux amis, fausses annonces  ... Un petit tour sur le net permet d'avoir une idée des promesses non tenues entre autres filouteries  et escroqueries .....

Dans le domaine de l'environnement effectivement il y a un moment qu'Il doit en avoir marre car la distribution de faveurs aux lobbies de la chasse, de l'agro-alimentaire et de l'agriculture a commencé depuis un moment :

  • Un grenelle de l'environnement sur-médiatisé et qui une fois terminé se voit gentiment enterré et dont les mesures phares ne seront jamais mises en place ( voir les réactions de Hulot, Borloo à ce sujet )


  • Une réforme de l'obtention du label "environnement" qui permet au gouvernement de ronronner tranquillement avec les grosses ONG type Greenpeace, WWF etc ... et qui empêchera les petites associations d'avoir ce label donc de peser dans la défense de l'environnement et de la biodiversité ( voir le blog de Corinne LEPAGE ). Petites associations, qui souvent sont les plus actives juridiquement, les plus indépendantes financièrement et sur lesquelles de ce fait l'ETAT n'a pas de prises. Là encore c'est un déni de démocratie.


  • La biodiversité mise à mal par le sacrifice d'espèces animales aux lobbies de la chasse et de l'agriculture : Contre toute attente la réintroduction d'un ours pour tenter de sauver la souche pyrénéenne a été annulée ( voir la réaction de FERUS à ce sujet ). Idem pour les derniers Grands Tetras de France qui comme le souligne l'Aspas ont été offerts aux chasseurs ( voir communiqué Aspas à ce sujet ). Là aussi, Il,  dans ce domaine préfère ne pas respecter les directives européennes, flatter son électorat, se prendre des sanctions financières qui seront payées par l'ENSEMBLE des contribuables ensuite.

 

Dans les Alpes, le cas du Loup, à ce sujet est absolument édifiant. Depuis quelques semaines et suite à des attaques le landernau politoco-médiatique est en ébullition. Il ne se passe pas une journée sans son article sur le loup, son sondage sur le loup etc ....

La chasse aux voix est lancée par la ministre NKM qui souhaite élargir le protocole de tir sur les loups et augmenter le nombre de prélèvements annuels possibles. Le message envoyé à Mr Derbez est à ce point de vue clair :

  "Nathalie Kosciuscko-Morizet, la ministre de l'Écologie s'excuse presque auprès dYves Derbez, le président de l'association Eleveurs et montagne04 : "Transmettez à vos collègues éleveurs ma tristesse et mon soutien. Je souhaite que l'on mette en place des mesures vraiment efficaces mais je suis obligée de faire les choses d'une manière qui soit juridiquement très encadrée". Ce n'est pas de sa faute, c'est à cause des "écolos procéduriers" ! Pour elle, "C'est une espèce protégée, donc on fait attention à ce qu'on fait, mais quand il y a un arrêté de prélèvement, ce n'est pas pour faire semblant, a-t-elle poursuivi, ajoutant vouloir rétablir la confiance entre les éleveurs et les gardes de l'ONCFS." Et la confiance sera rétablie quand il y aura eu 6 loups au tapis en 2011." ( la gazette des Alpages ).

Juste à rappeler qu'il existe en France et en Europe comme dans d'autres domaines ( justice, économie, éducation .... ) au delà des effets d'annonces mensongères, des lois et des traités internationaux à respecter :

Le loup est une espèce spécialement protégée par la directive européenne de 1992, directive qui ne peut être modifiée. Cette directive autorise les tirs de prélèvement que quand tous les autres moyens non létaux ont échoué et si les intérêts économiques importants sont en jeu (source Ferus ). Donc faire croire que l'on peut comme cela élargir les droits de prélèvement est un mensonge, le protocole existe, il est précis et fonctionne ( voir le loup tué dans la drôme il y a deux jours ). 

Dans les "zones à risques" dont parle le communiqué du ministère, c'est la loi générale qui s'applique donc là encore il y a un leurre vis à vis des éleveurs.

D'autre part, abattre un loup doit être une solution vraiment ultime car la désorganisation d'une meute établie est un facteur multiplicatif d'attaques ( source Ferus, Aspas ), donc  c'est une solution à court terme qui ne résout rien.

Le loup est devenu un bouc émissaire facile :

  • Rien ne dit pour l'instant que les attaques de Juillet en Ubaye soient le fait du loup, comme par hasard le loup est déclaré responsable avant tout résultat d'analyses ADN. Elle ne viendront probablement jamais puisqu'il est plus avantageux d'indemniser l'éleveur, histoire de 'faire baisser la pression" selon l'expression consacrée. En effet la destruction d'un troupeau par des chiens errants ne rapporte rien.
  • La FDSEA toujours prompte à agiter le chiffon rouge affirme suite à des attaques dans Belledonne que "le loup est aux portes de Grenoble", alors que les experts évoquent les chiens errants .... Mais syndicalistes agricoles et médias se foutent des experts et préfèrent caresser leurs électorats pour les uns et augmenter leur tirage pour les autres.

 

 

Marc Laffond s'est penché sur l'économie de la filière ovine à partir des chiffres et enquêtes du ministère de l'agriculture, il en ressort :

Il y a une non rentabilité structurelle du fait que les agneaux sont produits en France dans des régions où aucune autre agriculture n'est possible.

Concurence féroce de la production étrangère qui cumule les avantages suivants :

  • exploitations trois fois plus grande
  • moindre concurrence locale d'autres productions agricoles  ( Irlande, Royaume uni ... ). Meilleure maîtrise de la commercialisation en aval.

Désintéressement progressif du produit par le consommateur, produit qui reste cher car seul l'agneau est valorisé ( mais pas assez par rapport au coût de revient.

Désintérêt plus marqué chez les jeunes donc pas de chance d'un renversement de tendance.

Dans les pays les plus compétitifs, la production ovine perd du terrai, donc peu d'espoirs que ça reparte sauf dans quelques marché de niches.

 

En France c'est donc la faute aux loups, c'est facile, ça rapporte des voix aux politiques .... Juste trois chiffres quand même : la faute aux loups disent ils ! Mais savez vous combien vous coûte à chaque français le maintien en vie artificielle de cette filière ? Et combien vous coûtent à chaque français les loups et les ours ( suivi, aménagements, indemnisations ... ) ?

La perfusion à la filière ovine coûte 10,16 euros par an à chaque français

Le loup, 0,07 euros et l'ours 0,03 euros

Alors oui, le loup pose un problème aux éleveurs , oui il existe des protocoles de régulation, des textes qui permettent d'agir .... Il serait grand temps que les politiques dont l'activité principale est d'assurer leur réélection à tout prix se transforment en hommes et femmes d'Etat dont l'activité principale serait d'agir dans l'intérêt de TOUS .... Malheureusement, en France depuis 2007 on donne dans la girouette manipulatrice. 

 

Avant que la Pimprenelle élyséenne et son Nicolas ne nous endorment, et que les urnes nous rapportent d'autres coquins, il faut être vigilant et dénoncer ces magouilles qui au bout du compte nous feront glisser plus loin dans la république monarchique où toutes paroles, toutes critiques hors de la norme sont condamnables ... Quelque chose me dit que c'est déjà parti ( voir l'article de JF Khan dans Libération à propos de la libye, voir la répression dans l'éducation nationale etc ....)

 

P1320368

 

Bon apétit Monsieur Loup :-D

 

Ferus :

http://www.ferus.fr/

Aspas :

http://www.aspas-nature.org/

Blog Corinne Lepage :

http://www.corinnelepage.fr/

La Gazette des Alpages :

http://www.loup-ours-berger.org/

Ministère agriculture :

http://agriculture.gouv.fr/

Ministere écologie et développement durable :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/



 



 


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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 08:13
La France offre les derniers grands tétras aux chasseurs, l’ASPAS dépose plainte Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
27-07-2011

Dans son marchandage pré-électoral avec le monde de la chasse, le ministère de l’Écologie

vient de sacrifier les derniers grands tétras ou « coqs de bruyère» dans l’espoir de quelques

 voix de plus.


En effet, en 2009 la France s’était enfin engagée à protéger ses dernières populations de

grands tétras,en faisant rédiger sastratégie nationale en faveur du grand tétras 

par les associations spécialisées* dans la protection de cet oiseau symbole de

nos forêts sauvages.

De façon bien peu habituelle, lors du Conseil National de Protection de la Nature

et lors de la consultation publique, le ministère a présenté une version falsifiée du document.

Lors de sa rédaction, il avait pourtant faitl’objet d’une large concertation avec les différents

acteurs de ce difficile dossier et avait été validé par leMuséum National d’Histoire Naturelle

et par le GEOC (Groupe d’Étude des Oiseaux et de leur Chasse).


La population pyrénéenne de grands tétras a perdu plus de 70% de ses effectifs depuis 1960 !

Tous les spécialistes de cette espèce ont tiré le signal d’alarme depuis bien longtemps.

Pourtant la France reste le seul pays d’Europe occidentale où le grand tétras est encore chassé !

Et dans la version que le ministère de « l’’Écologie » vient offrir aux chasseurs cette chasse sera

encore moins bien encadrée qu’elle ne l’était jusqu’à maintenant !


Les bonnes intentions affichées par le ministère de l’Écologie lors de la présentation de sa seconde

« Stratégie Nationale pour la biodiversité » se sont envolées. Cela, seulement quelques semaines après

son renoncement au renforcement de la population d’ours dans ces mêmes Pyrénées.

Devant cette mauvaise foi, et les très graves répercussions que cela aura pour l’avenir de cette espèce

garante d’un bon état de nos forêts, l’ASPAS n’a pas d’autres choix que de saisir,

une nouvelle fois, la Commission Européenne.


La France se doit de respecter ses engagements pour la préservation de notre patrimoine commun.

Le grand tétras des Pyrénées est une sous-espèce qui n’est présente qu’en France, en Espagne et

en Andorre. Ces deux derniers pays ayant depuis très longtemps décidé de protéger intégralement

cette espèce. Mais leurs efforts sont compromis par la France qui, non seulement,

fuit ses responsabilités, mais participe ainsi, en toute connaissance de cause, à l’extinction

de l’espèce !


Cela pour une poignée de bulletins de vote !

La France a été condamnée, il y a quelques mois, par la Cour de Justice de l'Union Européenne,

pour n’avoir pas agi pour sauver ses derniers grands hamsters. Elle encourt à nouveau

une condamnation.

Une de plus !


Suite à un appel d’offre


Contact presse : Pierre Athanaze - Président de l’ASPAS, coordinateur du Groupe Tétras France -

tél. : 06 08 18 54 55  

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 08:00
La Stratégie en faveur du Grand Tétras
 est sur la mauvaise pente
 

La France est le dernier pays d’Europe occidentale à chasser le grand tétras, ou coq de bruyère. Une « Stratégie Nationale en faveur du Grand Tétras » a été élaborée en 2009 et 2010 pour sauver l’espèce, mais le ministère de l’Écologie, dans la version soumise à consultation publique en cours jusqu’au 8 juillet 2011, a retenu, pour le volet chasse, une  rédaction très néfaste à l’avenir du grand tétras et qui n’a jamais été discutée au sein du Comité de suivi de la Stratégie

L’avenir du grand tétras en France est compromis. 

Ce grand oiseau de nos forêts voit ses effectifs régresser de manière continue depuis une trentaine d’années. En cause : les modifications et la fragmentation de son habitat, les dérangements liés aux activités humaines, dont le tourisme et la chasse, et certaines pratiques sylvicoles ou encore les premiers effets des changements climatiques. Face à ces menaces, il convenait de mettre en place une stratégie nationale en faveur du grand tétras qui, pour chaque menace identifiée, aurait donné les priorités d’actions. 
 
Un arbitrage en faveur du pire
 
Suite à un appel d’offre, la rédaction de la stratégie a été confiée à la Ligue pour la Protection des Oiseaux (LPO) qui a remis au ministère un document équilibré et novateur. Malheureusement, les associations constatent que la version de la stratégie mise en consultation par le ministère retient les options les plus défavorables  sur deux points cruciaux pour l’avenir du coq :
 
- pour le volet chasse, un plan de gestion des populations inventé par le Ministère, fixé et contrôlé par les chasseurs eux-mêmes,
- pour le volet sylvicole, une définition de l’« habitat favorable au tétras » erronée et contestée par tous les spécialistes.
 
Le ministère de l’Ecologie entérinerait ainsi une situation où les excès de « prélèvements » vont perdurer de manière inacceptable : à population de Grands Tétras égale, les chasseurs des Hautes Pyrénées ont tué « légalement » ces dix dernières années, 70 fois plus de Grand Tétras que les chasseurs des Pyrénées Orientales.
 
Le Groupe Tétras France et les associations signataires dénoncent le choix scandaleux opéré par le ministère visant à faire valider une stratégie qui nuira gravement au grand tétras. « Après le renoncement au renforcement de la population d’ours, ce choix de ne pas limiter plus sévèrement les prélèvements de coq et de définir de manière laxiste son habitat, laisse poindre un doute, plus largement, sur les orientations de la stratégie nationale pour la biodiversité ». 
 
Les associations signataires étudient actuellement les suites qu’elles entendent donner à ce mauvais coup de plus porté au grand tétras et au-delà, à la protection des espèces en danger. 
 

Contact Presse : Pierre ATHANAZE (Groupe Tétras France) 06 08 18 54 55
                           Thierry de Noblens (Comité Ecologique Ariégeois) : 05 61 64 58 05



Association Cosignataires : ASPAS, Comité écologique Ariégeois, Cora Faune Sauvage, FIEP, Forêts Sauvages,  France Nature Environnement, LPO, Nature Comminges, Nature Midi Pyrénées, WWF France 

GROUPE TETRAS France
32 Rue Ste Hélène, 69002 Lyon  
tel : 06 08 18 54 55
athanaze@infonie.fr



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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 16:58

Le tétras lyre, oiseau en danger mais toujours chassé :
Le Conseil de l’Europe somme la France de s’expliquer

Suite à la plainte déposée par l’ASPAS devant le Comité de la Convention de Berne, l’État français devra rendre des comptes et réaliser un rapport sur l’état des populations de tétras lyres en France, dont le déclin ne suffit pas à modérer l’acharnement des chasseurs.

Depuis plus de 20 vingt ans, les populations de tétras lyres ne cessent de régresser en France. Classés « espèce en déclin » dans la liste rouge des oiseaux de France, les « petits coqs de Bruyère » ont perdu près de 50 % de leurs effectifs en France depuis les années 70. Ainsi, leur disparition dans les Ardennes est considérée comme inéluctable. Dans le massif alpin, les effectifs sont en constante régression, et s’écroulent dans certaines zones (- 70 % en 20 ans).
 
Cet oiseau montagnard, très fragile, est menacé par le développement des activités humaines telles que le tourisme, le surpâturage, les sports et loisirs « de nature », les aménagements routiers en montagne qui détruisent son habitat et morcèlent son aire de répartition.

Pourtant, la pression exercée par le lobby cynégétique conduit au maintien de la chasse de cette espèce en voie de disparition, sur 7 des 9 départements français où elle est présente, dans les zones Natura 2000, et même  dans les Réserves Naturelles de la région Rhône-Alpes. Dans ces dernières le citoyen « lambda » risque une forte amende s’il cueille une pâquerette, pourtant les chasseurs peuvent y abattre des espèces menacées d’extinction !

Le territoire français abrite près du quart de la population alpine européenne. L’État français a donc une responsabilité et un rôle à jouer pour la conservation de cette population isolée du sud de l’Europe.

Forte de ces constats, l’ASPAS a demandé l’intervention du Conseil de l’Europe en saisissant le comité permanent de la Convention de Berne (Convention relative à la conservation de la vie sauvage et du milieu naturel de l’Europe, 1979).
Devant cette situation alarmante, le Comité, lors de sa réunion annuelle du 6 au 9 décembre 2010, a enjoint l’État français à produire un rapport sous deux ans sur la situation du tétras lyre en France. Ce rapport permettra de mettre en exergue le déclin de cette espèce et l’absence totale de réaction appropriée de la part de l’État français qui continue d’autoriser des actes de destruction directs sur une espèce en mauvais état de conservation. Ce gouvernement bafoue même les avis des scientifiques à ce sujet : le préfet de la Drôme vient de mettre un terme au moratoire de la chasse au tétras lyre sur la réserve des Hauts Plateaux du Vercors, qui avait été demandé par le Conseil Scientifique de la réserve. Moratoire qui avait été avalisé par le CSRPN (Conseil Scientifique Régional de protection de la Nature) !

L’ASPAS dénonce le soutien inconditionnel apporté aux chasseurs par les pouvoirs publics sur tous les dossiers, y compris ceux concernant les espèces en très mauvais état de conservation.

Voilà une bien curieuse façon que l’État français a choisi pour clore l’année de la biodiversité.

L’ASPAS salue le Conseil de l’Europe pour le sérieux avec lequel il suit ce dossier.


Contact presse :
Pierre Athanaze - Président de l’ASPAS : Tél. 06 08 18 54 55


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30 juin 2010 3 30 /06 /juin /2010 15:44

Décidemement pour ce gouvernement et ses représentants TOUT est irrespectable du moment que ca peut rapporter des bulletins de vote :-(

 

 

 

 

 

Communiqué de presse
Le 30 juin 2010

 

 


Lettre ouverte adressée au préfet de la Côte d’Or, cosignée par 71 associations
Massacre de blaireaux :
Côte d’Or, Côte d’Horreur !


En mars dernier, le préfet de la Côte d’Or a pris des arrêtés ordonnant la capture et la «régulation» de blaireaux sous le prétexte de dépister et lutter contre la tuberculose bovine, pouvant être véhiculée par le mustélidé. À ce jour ce sont plus de 2050 individus qui auraient été exterminés par les chasseurs, piégeurs, déterreurs et lieutenants de louveterie du département. 71 associations de protection de la nature s’insurgent contre cette véritable opération de destruction massive en adressant une lettre ouverte au préfet, en cette année déclarée « année nationale de la biodiversité ».

Certes, le problème de la tuberculose bovine doit être résolu. Cependant, en France, cette maladie n’est qu’anecdotique chez le blaireau. Des études scientifiques (1)
ont démontré que non seulement la destruction de blaireaux n’enraye en rien la maladie, mais qu’au contraire, elle augmenterait l’incidence de la tuberculose bovine sur le cheptel bovin ! Le Conseil de l’Europe (2), pour sa part, a indiqué qu’« On peut douter que l’élimination des blaireaux ait une utilité, et l’on ne devrait certainement pas y recourir » et qu’« On ne doit jamais procéder à l’élimination générale des blaireaux. »
 
Vu la vitesse d’éradication de l’espèce sur le département, l’avenir du blaireau en Côte d’Or est indiscutablement en péril. La période de destruction a débuté lors de la saison de reproduction et s’est même poursuivie pendant la période de sevrage des jeunes. Suite à un tel recul des effectifs, comment rétablir une densité de population normale et viable de l’espèce alors que la dynamique de population est connue pour être faible ? Si des mesures qui semblent disproportionnées ont été prises à l’encontre du blaireau, il n’en est pas de même vis-à-vis d’autres usages qui pourtant sont de très forts vecteurs de la tuberculose bovine. En effet les entrailles des chevreuils laissés dans la nature par les chasseurs (animaux abattus et dépecés sur place) ou la libre circulation de vaches et de taureaux de troupeaux en troupeaux représentent une menace bien plus importante.
 
Précisons aussi que le blaireau, inscrit à l'annexe III de la Convention de Berne, est une espèce protégée dans la plupart des autres pays d’Europe. Au lieu de confier cette mission aux services vétérinaires en lien avec les scientifiques et les associations de protection de la nature dans le but de lutter pacifiquement et efficacement contre la tuberculose bovine, ce sont les chasseurs (dont les motivations sont certainement tout autres...) qui se voient autoriser à tuer, sans limite, les blaireaux.
 
Aussi, nos 71 associations demandent instamment au  préfet de la  Côte d’Or de bien vouloir mettre fin à la plus grande destruction de blaireaux qui ait été entreprise en France. La lutte contre la tuberculose bovine n’en sera pas affectée si les vraies mesures prophylactiques sont réellement mises en place.

Contacts presse :  Pierre Athanaze, Président de l’ASPAS, tél. : 06 08 18 54 55

Rassemblement Anti Chasse, e-mail : communication@antichasse.com

Christian Mayade : LPO Côte d’Or
, tél. : 03 80 56 27 02

Virginie Boyaval : Meles, tél. : 06 24 94 35 09

Gérard Charollois, Président de la CVN, e-mail : charollois.gerard@free.fr
 

(1) Christl A. Donnelly et al., 2003. Impact of localized badger culling on tuberculosis incidence in British cattle. Nature 426 : 834-837
(2) Huw I. Griffiths & David H. Thomas, 1998. La conservation et la gestion du blaireau d’Europe (Meles meles). Sauvegarde de la nature n°90, Conseil de l’Europe : 84p.

Associations cosignataires :A Pas de Loup, Adeo Animalis, APIE, ASPAS, Association I.D.A.E., Association MELES, Association SEVE, Association Végétarienne de France, Autun Morvan Ecologie, AVES France, Borda, Centre Athénas, CHENE, CLAM, Code Animal, Combactive, Comité Ecologique Ariégeois, Connaissance & Protection de la Nature du Brabant, Convention Vie et Nature, CORA Faune Sauvage, CORA-Rhône, CPEPESC, Dignité Animale, Doubs Nature Environnement, Droits Des Animaux, FERUS, Fondation 30 Millions d’Amis, Fondation Assistance aux Animaux, Fondation LFDA, Fourrure Torture, France Nature Environnement Hautes-Pyrénées, Franche-Comté Nature Environnement, Groupe Mammalogique Normand, JardinRefuge, Jura Nature Environnement, L214, LausAnimaliste, Le Pic Vert, L'empreinte, Les Naturalistes Rhodaniens, Loiret Nature Environnement, LPO Drôme, Maison de l'Espoir, Mayenne Nature Environnement, Mille-Traces, Natagora, Naturalistes Chapellois, Nature et Humanisme, Notre Dame de Toute Pitié, Oiseaux-Nature, One Voice, OUSIA, Perche Nature, Philippe Hervieu au nom du groupe Europe écologie au conseil régional de Bourgogne, Rassemblement Anti Chasse, Refuge de l'Arche de Noé, Respect et Défense des Animaux, Sauvegarde de la Faune Sauvage, SECAS, Secourisme Animalier, Serre Vivante, SFEPM, SHNPM, SNDA, Société Nationale de Protection de la Nature, SOS Rivières Et Environnement, SPA Marseille Provence, Territoire de Belfort Nature Environnement, Ultimathera 21, VegAsso.

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29 avril 2010 4 29 /04 /avril /2010 17:02

Lorsque les solutions de l’État sont pires que les dégâts !
Tuer un loup est inutile, désastreux et dangereux


Encore une autorisation de destruction de loup accordée par les pouvoirs publics ! Combien de temps encore l’État se servira du loup comme bouc émissaire de la crise de la filière ovine ? Combien de temps pour qu’enfin les affirmations et propositions des spécialistes du loup soient reconnues et mises en place par les services de l’État ? L’Association pour La Protection des Animaux Sauvages condamne fermement la politique anti-loup relayée par le gouvernement.
 
Le préfet des Hautes-Alpes vient d’autoriser des « tirs de défense » à l’encontre des loups sur la commune d’Esparron. Ce qui constitue une très grave erreur. À l’encontre des loups, bien sûr, mais également à l’encontre des éleveurs et de leurs troupeaux !
 
Il est bien connu, et reconnu par tous les spécialistes de cette espèce, que de tuer un ou des loups d’une meute ne peut que conduire à la désorganisation de cette dernière. Cela a été vérifié de maintes fois !
 
Sur cette même commune, en décembre dernier, un chasseur a cru bon de rajouter cette espèce protégée à son tableau de chasse. Grand mal lui en a pris. Il a été condamné par la justice. Les attaques récentes sur les troupeaux de moutons ne sont que le résultat de l’éclatement de la meute, imputable à ce braconnage. La destruction d’un nouveau loup de cette meute ne pourra qu’augmenter la prédation sur les troupeaux.

Si cette nouvelle autorisation de destruction d’un loup est un grave déni de la réalité biologique [grotesque en cette « année de la biodiversité » chère à notre ministère de l’Écologie] il constitue une très grave « erreur » vis-à-vis des éleveurs locaux. Ces derniers sont instrumentalisés par les pouvoirs publics qui agitent régulièrement le chiffon rouge du retour du loup, mais restent sans réponse face au désarroi du monde agricole en général. À celui de la filière ovine en particulier.
 
Le loup ne saurait cacher l’inaction des pouvoirs publics face à la crise agricole. La destruction d’un loup, censée calmer pour quelque temps des éleveurs excédés par la crise, aura des effets contraires.
 
L’ASPAS rappelle, s’il en est encore besoin, qu’il existe des mesures de protection de troupeaux, et qu’elles se montrent efficaces dans les autres pays.

Combien de loups devront payer encore ce jeu de dupes ? Combien de temps les responsables de la filière ovine feront-ils semblant d’être dupes ?

Contact presse : Pierre Athanaze
Président de l’ASPAS

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 18:26
Les sarkonneries continuent ..... Faire passer les chasseurs pour les professionnels du developpement durable ...( de lièvre et encore !!! )

Comme se termine les communiquer ASPAS : les chasseurs a l'ecole oui mais en tant qu'élève .... mais en soutien alors :-D


Prosélytisme du lobby chasse envers les enfants
 
Borloo et Chatel envoient les chasseurs
dans les écoles !


Un partenariat signé le 4 mars entre Luc Chatel, Jean-Louis Borloo et la Fédération nationale de la chasse permet aux amateurs d’armes d’entrer dans les écoles pour donner des leçons de « développement durable » aux enfants. L’ASPAS et de nombreux enseignants réclament l’arrêt immédiat de ces opérations illégales, immorales et inutiles. C’est ça, le Grenelle de l’Environnement ?

Chaque jour, les élèves du collège d’Agnetz, dans l’Oise, voient ces affiches mensongères situées à quelques centaines de mètres de leur établissement. Non, la chasse n’est un atout ni pour l’écologie ni pour l’éducation. En fait, il s’agit pour les chasseurs de faire la promotion d’une prétendument nécessaire « gestion de la nature » (entendez : la chasse, bien sûr) pour racoler de nouvelles recrues. Pourtant, le prosélytisme est illégal.
 
La propagande du lobby des chasseurs dans les écoles s’est officialisée il y a vingt ans avec les états Généraux de la chasse en 1990, puis en 1993 avec le colloque « Animations en milieu scolaire »*. Depuis cette époque l’ASPAS, soutenue par de nombreux enseignants, n’a eu de cesse de freiner ces grandes ambitions, et au fil des années ces opérations s’étaient essoufflées. Mais le 13 et le 14 octobre, deux articles de journaux ont remis le feu aux poudres. Dans l’un, une animatrice embauchée par une fédération des chasseurs a cherché à convaincre qu’il est « utile de tirer sur les animaux ; l’autre décrit un cours de SVT particulier : « montrer la chasse et en donner le goût à des enfants ». Une cinquantaine d’associations, dont l’ASPAS, co-signe alors une lettre ouverte adressée au ministre de l’éducation Nationale Luc Chatel : « Stop aux interventions des chasseurs en milieu scolaire ! ». On connaît la suite.
 
Les chasseurs n’ont aucune légitimité pédagogique. Leur passion de la chasse et leur concurrence avec les prédateurs naturels leur donne une vision déformée de la faune, qu’ils partagent entre « nuisibles » et « gibier ». Les chasseurs ne sont pas des biologistes et n’ont pas de compétence pour décrire un écosystème dans sa globalité. Leur opposition aux mesures de protection de la biodiversité, leur opposition aux ours et aux loups, leur absence dans les combats pour la défense des animaux sauvages, leurs contentieux quasi quotidiens contre les protecteurs ne rend pas leur discours « écologique » crédible.

Les chasseurs à l’école ?
Oui, mais en tant qu’élèves !

Contact presse : Marc Giraud
Vice-Président de l’ASPAS
tél. 06 07 74 99 05


* Pour l’historique de la propagande des chasseurs en milieu scolaire, voir l’article « Les enfants pour cible » dans le magazine Goupil n°100, disponible sur demande par courrier ou par mail auprès de Céline Segura, tél. 04 75 25 10 00 ou par mail accueil@aspas-nature.org

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