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18 mars 2009 3 18 /03 /mars /2009 09:57

Prix lapin Cretin



Quand l'incompétence et le cynisme sont élévés au rang de valeur gouvernementale :



Utilisation ubuesque du budget de l'Écologie :

Borloo débourse 190 000 € pour...
treize huttes de chasse !


 
Le ministre dit de l' Écologie cumule les cadeaux (1) à ses amis les chasseurs. Le dernier en date, ce généreux don d’argent public pour des intérêts privés. L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages dénonce ces mesures bling-bling, anti-démocratiques, anti-sociales et anti-écologiques.

Ces huttes remplaceraient les installations hors-la-loi situées à l’intérieur même de la Réserve naturelle du Platier d’Oye (sur la commune d’Oye Plage, Pas-de-Calais) créée en 1987. Cette zone de protection était devenue un lieu d’affrontement jusqu'à ces dernières années entre les chasseurs, qui continuaient à y tirer illégalement les oiseaux d’eau, et les défenseurs de la nature qui entendaient que cette Réserve naturelle soit un havre de tranquillité pour la faune sauvage. Après deux décennies d’illégalité, les chasseurs viennent de décrocher le jackpot !
 
Ces 190 000 € ne sont qu’une partie de ce que réclament les chasseurs de gibier d’eau. Ces derniers en espèrent encore 200 000 du Conseil général du Pas-de-Calais et autant du Conseil régional Nord-Pas-de-Calais. Soit la modique somme de 600 000 € pour treize huttes ! Qui a dit que la chasse aux oiseaux d’eau était une pratique populaire ? Cette chasse est autorisée sur le Domaine public maritime, de début août au 10 février, de jour comme de nuit ! Il ne manquait plus qu’elle soit soutenue par de l’argent public.
 
On notera la pertinence de ce don en pleine crise économique, pour des intérêts particuliers, avec l’argent de contribuables en difficulté. De plus, faut-il le rappeler, la hutte et le fusil de chasse ne sont en rien des instruments de protection des oiseaux et de la biodiversité. Une fois encore, l’ASPAS constate des actions gouvernementales totalement opposées aux belles promesses du Grenelle de l’Environnement. Ou plutôt du « Grosnul de l’Environnement » ?


(1) Cadeaux législatifs : la loi Poniatowski qui dispense les chasseurs de règles de sécurité nationale, octroie une réduction de 50% de la taxe cynégétique pour les nouveaux chasseurs ou qui autorise les Associations communales de chasse à vendre des journées de chasse.
Cadeaux réglementaires : allongement de la période de chasse aux oiseaux migrateurs, création d’une amende pour entrave à la chasse.
Et les petits cadeaux qui préparent les grands : nomination du député/président de fédération de chasse Pierre Lang à une mission sur le statut des espèces, dont les fameux « nuisibles ». On attend du haut niveau scientifique…


Contact presse : Pierre ATHANAZE,
Président de l’ASPAS , Tél : 06 08 18 54 55



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14 mars 2009 6 14 /03 /mars /2009 21:19

En faisant le ménage dans mes fichiers, j'ai retrouvé des scans de croquis d'animaux  que j'ai réalisé il y a quelques temps.

Y'a de tout :  des dessins de terrain, des dessin
s d'après photos, des copies de croquis d'eric Alibert ( carnets naturalistes autour du Mont Blanc )




Aiglon - feutre d'après photo




Croquis de terrain - crayons couleurs



Copie de croquis des carnets naturalistes autour du Mont Blanc



Jeunes hulottes - aquarelle d'après photo



crayon - croquis terrain



crayon - croquis terrain


Orchis - aquerelle de terrain


Merle a plastron et pas Merle de roche, merci eric ! - crayon aquarellable



Carnet de terrain bretagne - aquarelles



carnets de terrain bretagne - aquarelles


crayon - terrain



Copie croquis des carnets du naturaliste autour du Mont Blanc



copie carnets du naturaliste autour du Mont Blanc



Aquarelle terrain - Pointe Saint Mathieu



Plage de Kerlouan - carte postale prolongée



Tetras lyre - crayon aquarellable
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8 mars 2009 7 08 /03 /mars /2009 19:04
Un petit tour sur les crêtes au dessus de la maison, histoire d'observer si le printemps arrive !!


Avant les vehicules tout terrain .....

Les sentiers sont transformés en routes forestières qui si elles ont leur utilité pour les forestiers et éleveurs qui travaillent ici servent malheureusement d'autoroute à quelques crétins égocentriques "quadisés" ou "quatrequatrisés". résultat des courses des sentiers défoncés et des ornières qui se creusent, des branches cassées sans compter le dérangement de la faune.


Après c'est ornières, talus rabotés .....


Dans les bois, les inévitables traces de chevreuils, de renards ... Des buses profitaient en miaulant des ascendances pour faire des acrobaties ( parades ?? ). Dans un arbre, un pic tambourine mais j'ai pas pu le localiser. Dans les champs les prédateurs sont de sortie !


Sur un bouleau malade ou affaibli, un champignon spécifique : le polypore du bouleau ( Piptoporus betulinus ).


Comme beaucoup de polypores, il était utilisé autrefois pour affûter les rasoirs, panser les blessures, allumer du feu.



La pollinisation des noisetiers est terminée.




On peut observer sur les rameaux que les chatons mâles sont quasiment secs et que les chambres ovariennes des fleurs commencent à gonfler.

Sur les talus de nombreuses primevères à grandes fleurs ( primula vulgaris ) sont fleuries.


 
J'ai même rencontrer une momie .... Au début j'ai pensé à une chrysalide de  papillon cachée derrière l'écorce du bouleau mais en fait c'est plutôt une proie d'araignée.


Je l'ai baptisé Ramsès ...


Dans le bois, une zone de plantes plutôt rares : des hellébores fétides ( Helleborus foetidus ). Ce sont des plantes de la familles des renonculacées.
Cette plante a une floraison précoce. On la trouve sur les terrains calcaires.




C'est une plante connue depuis l'antiquité, on lui attribue le pouvoir de guérir la folie.
Le nom de la plante viendrait du séritique helibar ( ou helebar ou hellebar ) qui signifie " remède contre la folie ".
Les hellébores renferment des alcaloides qui sont de puissants poisons. Leur utilisation pharmacologique a été abandonnée du fait de leur dangerosité.


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7 mars 2009 6 07 /03 /mars /2009 18:15
L'accenteur alpin ( Prunella collaris scop ) est une espèce paléomontagnarde c'est à dire spécifique des zones de montagne.
Il habite sur les versants escarpés composés de pelouses parsemées de rochers ou d'éboulis. Il se rencontre au dessus de la limite des forêts.




En été cet oiseau migre jusqu'à des altitudes de 4 000 m. Il transhume d'octobre à fin avril vers le fond des vallées voire jusqu'en plaine. c'est à cette époque qu'il se rapproche des refuges, chalets ou étables.





C'est un oiseau insectivore. Il capture ses proies à terre, sur les gazons ou parmi les pierres, voire même dans la neige.
A l'automne et en hiver, il complète ce régime par des graines, des baies et des miettes picorées près des habitations.





Le nid est fait dans la roche sur une vire étroite abritée, sous des blocs ou des touffes d'herbe.
Bien isolé au sol, il est garni des crins de poils et de plumes. Ia femelle pond 4 à 5 oeufs d'une couleur turquoise.




Merci à Alisson pour les photos.
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3 mars 2009 2 03 /03 /mars /2009 20:31
Un passage rapide, bruyant de nombreuses mésanges à longues queues sur les boules de graisse.















Merci à Alisson qui a pris ces photos.

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 20:39
Cette phrase signifie " Que le blé lève ". C'est ce que prononçaient les druides au solstice d'hiver alors qu'ils coupaient le gui sacré, symbole du renouveau de la nature.



Le gui fleurit sur une branche en avril, les fruits mettent deux ans à mûrir. Petites sphères translucides à chair collante véhiculées d'arbre en arbre par les grives et les fauvettes.


Les rapports entre la grive et le gui avaient été remarqués par les romains. la plante attire l'oiseau qui dévore ses baies et relâche les graines dans ses fientes.
La graine germe et s'enfonce dans l'écorce de l'hôte à la recherche des vaisseaux qui véhiculent la sève.



Le gui s'attaque généralement aux peupliers, pommiers, saules ou sorbiers. Il a plus de mal avec le chêne qui se défend en sécrétant un épais bourrelet à la base du jeune parasite, une lutte s'engage entre l'arbre et le jeune plan de gui qui secrète des substances pour empêcher cette tumeur volontaire.



A lire : La Hulotte les numéros 48 et 49.

 
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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 14:16




J'évoquai hier les fleurs de l'hiver à propos des chatons du noisetier.
Cette floraison en hiver est également le lot d'autres arbres comme l'orme ( mars ), l'aulne ( avril ) ou le charme plus tardif ( à la fin du printemps ).



Les chatons du noisetier portent les fleurs mâles. Les chatons sont prêts dès le printemps et leurs fleurs libéreront dans l'air le pollen qui fécondera les fleurs femelles.
Un chaton de noisetier c'est une quantité de 3 à 5 millions de grains de pollens.
Une fois le travail terminé, le chaton dépérit et tombe à terre.



La fleur femelle peut-être situé sur le rameau du noisetier ou comme ici à la base du chaton.
Cette fleur n'est pas sans rappeler l'anémone de mer ...
Une fois fécondée, elle deviendra noisette !!




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16 février 2009 1 16 /02 /février /2009 20:29
Un petit tour cet après midi au lac de Sainte Hélène pour voir où en sont les hérons.





Le lac de Sainte Hélène appartient au complexe des marais du Coisetan et du Lac de sainte Hélène. Le marais et le lac sont les vestiges d'un lac postglaciaire qui s'est progressivement comblé.

Le lac a une surface de 25 ha et une profondeur maximale d'une dizaine de mètres.



Nombres de sentiers et chemins sont aménagés autour du lac. Ce site est d'un grand intérêt biologique, il est constitué d'un ensemble de prairies séparées par des haies.




Les prairies se sont développées sur une épaisseur de plusieurs mètres de tourbe.



Des boisements humides complètent le paysage.

Les lac est alimenté en amont par le Coisin et en aval, le Coisetan qui sert de déversoir.


Le Coisin




En versant nord, le chemin reste actuellement enneigé.



Il y a dans cette zone des arbres assez étonnants.




Les arbres qui y poussent ont un système radiculaire extrêmement développé. Je fais l'hypothèse que ces arbres poussent sur un sol très très souple qui a tendance à s'affaisser et développer un système de racines très dense permet l'arbre de rester debout et de vivre au mieux dans ce milieu.

En arrivant au soleil, un indice que le hiver avance : ce sont les chatons du noisetier qui pendent sur les branches , les fleurs de l'hiver en quelque sorte.



Nombreuses sont les traces de pics sur les arbres morts :



On trouve des nids dans certains arbres ... à surveiller dans quelques temps poour peut-etre y observer quelques locataires !




Sur "l'ile aux oiseaux" il y avait  10 cormorans en poste sur leur arbre.





les nids de hérons n'étaient pas occupés sauf un occupé par un couple ce qui a ce moment de la journée n'est pas forcement anormal, les oiseaux étant au nourrissage dans les chants.





Il parait que cette zone est un endroit où on peut observer des guêpiers à partie d'avril ... à suivre donc tout comme la nidification des hérons.

Une visite à l'excellent site très complet de monsieur Crozet vous apprendra tout sur le lac :

http://georges.crozet.free.fr/


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15 février 2009 7 15 /02 /février /2009 14:18


Le pinson du nord ( Fringilla montifringilla ) fait partie de l'ordre des Passeriformes et de la famille des fringillés.

Sa taille varie de 15 à 16 cm et son poids de 23 à 29 g.

Cet oiseau est principalement granivore sauf en période de reproduction où adultes et jeunes se nourrissent d'insectes.
Son bec est court et tonique avec des mandibules tranchantes qui lui permettent de picorer et d'extraire les graines, de les décortiquer et de les morceler voire d'en écraser l'enveloppe.


Dans nos régions, les faînes de hêtres riches en farine oléagineuse constituent la nourriture de base des pinsons. Ils sont capable de nettoyer une zone en quelques heures.
La plus ou moins grande fructification de cette essence d'une année à l'autre n'est pas sans rapport avec l'abondance variable des pinsons du nord lors des hivernages.



Les pinsons du nord sont des migrateurs donc connaissent un milieu de nidification et un milieu d'hivernation.
De mars à avril, ils regagnent le nord où ils nichent. Ils fréquentent les bois de bouleaux ou les forêts de résineux et de conifères mêlés de feuillus.

Chaque année en grands vols, ils partent vers le sud de l'Europe. Durant l'hiver les oiseaux ont l'habitude de se regrouper la nuit dans des dortoirs. Ces dortoirs peuvent regrouper un grand nombre d'individus, ce sont des points de ralliements nocturnes tant que les ressources alimentaires sont suffisantes dans un rayon de 50 km. Lorsque les ressources sont épuisées, le groupe de déplace brutalement vers un autre lieu de nourrissage.



Le pinson du nord ressemble au pinson des arbres ( Fringilla coelebs )
qui est très commun. Le pinson des arbres a 2 barres alaires claires, celles du pinson du nord sont orangées.
Le pinson du nord possède un croupion blanc ( brun chez le pinson des arbres ) et ses flancs sont souvent tachetés. Le haut de la poitrine est orange surtout chez le mâle qui a en plus la tête noire au printemps et en été, gris noir en hiver ( celle de la femelle est gris-brun assez clair ).

Pinson des arbres



Pinson des arbres et pinson du nord ou deux pinsons du nord je n'arrive pas à déterminer .....










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12 février 2009 4 12 /02 /février /2009 18:38



















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