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10 octobre 2008 5 10 /10 /octobre /2008 19:52
Petite randonnée sympa au départ du col du Glandon. Une randonnée faite fin septembre au moment où les moutons quittent les alpages.



C'est un tour tranquille par un sentier qui monte régulièrement vers les alpages de La Combe.



La promenade se déroule au pied des Aiguilles de L'Argentière dans le massif de Belledonne aux frontières des Grandes Rousses.



Un petit air de Tibet avant d'arriver dans la Combe :



nous avons eu de la chance ce jour là, nous avons pu observer deux aigles traverser la vallée de l'eau d'olle, malheureusement la réfraction ne permettait pas de digiscoper sans avoir des photos troubles !
les marmottes n'etaient pas rentrées, nous avons pu en observer monter la garde sur un rocher non loin de l'endroit où nous avons mangé.


Terrier de marmotte sur le carrelet


Le renard est très présent ... il laisse des traces très visibles au bord du sentier ....



Les quelques fleurs encore présentes sont surtout les carlines acaules ( carlina acaulis ).



Sur l'alpage de la Combe, Shrek joue les chiens de berger ....



A cette période, le gel a fait son apparition, les endroits à l'ombre en gardent la trace :



Quelques insectes subsistent :



Le Stauroderus scalaris ....


une autre espèce de criquet ( indéterminé celui là )  :



( il vole avec des ailes rouges :  Aeropus sibericus ? )

Un coleoptère bien abimé ( un carabe mais lequel ? ) en promenade sur la terre du sentier :


On remarquera sa carapace bien abimée.

En descendant une trace de repas



Probablement le relief de repas d'un rapace puisque les bases des plumes ne sont pas coupées mais quasiment intactes.



l'Etendard



Col de la Croix de Fer



Lac de Grand Maison









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4 octobre 2008 6 04 /10 /octobre /2008 20:22
Un gros gros coup de coeur pour ces cinéastes animaliers.
Enfin animaliers non pas seulement, surtout des amoureux vrais de la Montagne sous tous ses aspects, c'est avant tout ce qui ressort de
leurs différents films.

Sur leur site on peut en savoir plus sur leur travail, leur production, leurs projets :

http://www.lapiedfilm.com

Je souhaite mettre ici en avant trois dvds :



Ce dvd comprend deux films :

L'ile blanche qui raconte l'hivernage d'erik Lapied pour observer la faune en plein hiver.

Les seigneurs de l'hiver, film recompensé du prix de la meilleure image au festival de la faune sauvage de Lamotte Beuvron.
Ce film montre comment les especes alpines : chamois, bouquetins, marmottes etc ... passent l'hiver.



Premier film d'une trilogie qui va clore un projet d'observations animalières dans les alpes sur une dizaine d'années.
On assiste à la naissance d'un cabri de chamois, cabri que l'on va suivre tout au long de sa jeunesse, adolescence et age adulte .....
Ce film a eu le prix du meilleur film nature et environnemnt au Fifo 2003

Egalement sur le dvd un superbe reportage sur serge Lombard sculpteur animalier.




Le second pilier de la trilogie avec un nouvel acteur ... le loup !!. Ce film est tout simplement splendide ! On continue a suivre notre chamois dans le pleine force de l'age.
film qui a recu de nombreux prix :
grand prix "Lirou d'or" Ménogoute FIFO
grand prix Nature de Grenoble
Diable d'or Environnement Diablerets

Le troisième pilier est en cours de tournage.



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18 août 2008 1 18 /08 /août /2008 20:21
A kerlouan on trouve tous les modes de l'estran que ce soit abrité ou battu.
De même, le milieu y est varié puisqu'entre les zones sableuses et purement rocheuses, on trouve des zones mixtes :



De la plage de Rudoloc en direction de Boutrouilles




Plage de Meneham

L'étude de la laisse de mer suite aux coups de vents et de houle, permet un premier inventaire des algues de l'estran de kerlouan.


Carnet de terrain

Une excursion à marée basse permet d'en avoir une vision plus précise.

Si on se promène du haut vers le bas de la zone on observera :

Dans la zone des embrums sur les rochers deux lichens ( alliance d'algue et de mousse ) :

de couleur orange : Xanthoria parietina
de couleur blanc/gris : Ramalina siliquosa ( qui était brouté par les moutons en période de disette )



Les deux représentants des familles de lichens communs à la zone des embruns.

Les rochers des plages de Kerlouans sont couverts d'algues brunes de la famille des fucus.



On les rencontre dès les premiers rochers et jusqu'à la zone de basse mer. Ils sont le refuge de nombreux petits animaux.



Pelvetia canalicuta ( Pelvetie )

Les pelveties sont des algues vivaces que l'on trouve dans la partie supérieure de l'étage médiolittoral. Elles peuvent rester plusieurs jours sans être atteintes par la mer et résistent à d'importante dessications.
Cette durée d'émersion est indispensable à cette algue puisqu'on ne la trouve jamais dans les cuvettes.


Fucus spiralis

Le fucus spiralis ( Varech spiralé ) est un fucus vivace qui devient fertile à la fin de l'hiver ( thalle monoïque ).



Fucus vesiculosus

Le Fucus vesiculosus ( varech vésiculeux ). Algue vivace qui devient fertile la deuxième année. Sa durée de vie moyenne est de trois ans.
On le rencontre dans les stations moyennement battues par les vagues.


Laminaria digitata

C'est l'espèce d'algue la plus exploitée en Bretagne pour la production d'alginate de qualité.

Entre les rochers, on trouve des bandes de sable ainsi que des cuvettes formées par les rochers érodés.



Dans ces cuvettes on retouve des algues vertes et des algues rouges :


Cuvette algues


Les entéromorphes croissent en grand nombres, on les trouve aussi bien dans les cuvettes qu'assez haut sur les rochers.
Ce sont des algues proches des ulves :


Enteromorpha compressa


Voila un point de vue rapide des algues de Kerlouan, il y en a d'autres bien sur qu'il faudra observer de façon plus précise une fois prochaine.



Kerlouan n'a pas échappé à l'exploitation des algues par les habitants.
Les habitants ont toujours utilisé le goémon comme engrais azoté et potassique.

Bezin seac'h

" Mon mari, jean Rohou, prépare le tas pour le bezin seac'h. C'est le goémon d'épave qu'il avait récolté sur la grève du coté de St Egarec, puis qu'il avait étalé sur la dune pour le secher. Ce goémon servait d'engrais pour les terres et des agriculteurs de Cléder, Sibiril ou St-Pol-de-Léon l'achetaient pour amander leurs terres

Mme Rohou

deux types de goémon étaient exploités :

Le goémon d'épave ( bizin torr )
Le goémon noir ( bizin du )



Le goémon d'épave était accessible à tous, ce qui permettait à chacun de prendre en tous temps et en tous lieux les vraques rejetés à la cote.
les especes de ce type de goémon sont les laminarias digitata et le fucus spiralis.

La récolte du goémon

Cette moisson singulière se fait jambes nues, à la marée descendante, parmi ces mille petits lacs si limpides, que la mer, en se retirant, laisse à sa place. Hommes, femmes et enfants s'engagent entre les roches glissantes, armés d'immenses râteaux. Sur leur passage, les crabes effarés se sauvent, s'embusquent, s'aplatissent, tendent leurs pinces, et les cervettes tranparentes se perdent dans la couleur de l'eau troublée. Le goémon ramené, amassé, est chargé sur des charettes attelées de chevaux qui traversent péniblement le terrain accidenté. De quelque coté que l'on se tourne, on apercoit des attelages.

A daudet

Le goémon noir qui poussait sur les rochers ne poiuvait être récolté que par les habitants de la commune bénéficiaires de lots.
La "coupe" était sévèrement réglementé , ceci entrainait de nombreuses contestations sur les droits et les limites de chacun.
Les variétés coupées etaient le fucus vésiculosus, l'ascophyllum nodosum

le mode de récolte était différent en fonction du type de goémon.
Le ramassage du goémon d'épave s'effectuait avec un rateau en bois : le rastel hir.


Le rastel hir

la coupe du goémon noir se faisait à la faucille, le plus souvent dans l'eau jusqu'à mi-corps.

La récolte était transportée en bateau ou par radeau appelés drômes et ramené à la côte par la marée.



Dasn les endroits difficiles d'accés, le transport était assuré par des brancards et par une charette à grandes roues. C'est à ce moment que le cheval demeurait une aide pour le goémonier.



Une fois récolté, le goémon était étendu sur les dunes puis amassées en meulons pour le faire secher.



Ensuite les algues étaient brulés dans des fours rudimentaires ( Ar fourn d'a zevi ).



Le goémon brulant et les cendres étaient pétries à l'aide d'une barre en fer : le pifon. En refroidissant, elles se compactaient et formaient des "pain de soude" qui étaient envoyés aux usines pour transformation.

Actuellement la récolte de goémon de coupe s'effectue par bateau armé d'un scoubidou mécanique.



Les goémoniers peuvent se rencontrer le long ds côtes entre Plougerneau et Lanildut ( premier port goémonier d'europe ).




Bateau goémonier

Dans les années 30, il existait une usine à goémon à Neiz-Vran.

Actuellement on récolte encore sur Kerlouan lors des grandes marées, le Chondrus crispus ou pioca qui permet à nombre de jeunes kerlouannais de gagner quelques euros en vendant leur récolte aux usines de Lanildut.
Le chondrus est utilisé comme gélifiant dans l'industrie.
 
"La récolte du pioca.

Le pioca était récolté lors des grandes marées était mis a secher quelques jours sur les dunes de St égarec puis était mis en sac pour être vendu au vivier. La legislation concernant la ceuillette du pioca était très sévère?

Louise Lansonneur ( Mme Kérébel )"

Témoignages : Kerlouan gens de mer gens de terre René Montfort


Il y a sur la commune de Kerlouan, un endroit où il y avait un village de pecheur goémonier : Ménéham



corps de garde de Meneham

Le site est connu pour son corps de garde de vauban, cabane des douaniers dont le toit est en pierre car les paysans récuperaient le bois du toit pour se chauffer.



Une des dernières maison du village goémonier

Le village a été occupé par des pecheurs goémoniers. Actuellement les batiments sont mis en valeurs : restaurant, auberge, artisans .... autant dire attrape touristes, c'est à se demander si les subventions touristiques européennes sont vraiment opportunes ....


Maison restaurées de Ménéham

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17 août 2008 7 17 /08 /août /2008 20:43
Un coup de projecteur sur l'utilisation des algues marines.

Les algues marines concentrent le potassium de l'eau de mer environ 30 fois dans le cas des algues brunes qui sont de ce fait un engrais potassique.


Même les goélands s'y mettent !!!

Les algues marines sont un maillon important du cycle de l'iode depuis les océans vers les continents ( processus que l'on reconnait dans l'air iodé des cotes ).


Laminaria digitata

Les laminaires concentrent l'iode de l'eau de mer ( 0,05 mg/l ) par un facteur de 30 000.
C'est ce qu'a découvert en 1813 MB Courtois et qui sera à l'origine, pendant un siècle, de l'exploitation du goémon de fond récolté à quelques metres de profondeur.
Les laminaires étaient séchées, puis brulées et l'iode ( utilisée à cette époque comme antiseptique ) était extrait à partir des pains de cendres ainsi obtenus.
Cette pratique s'est arétée quand l'utilisation des nitrates d'origine marine ( guano ) s'est généralisée.
Actuellement c'est la chine qui est le premier producteur d'iode à partir de la culture intensive de l'algue Laminaria japonaria.
Actuellement l'essentiel de l'utilisation des algues dans les pays occidentaux est fondée sur la teneur très élévée en macromolécules gélifiantes ( agar ou carraghenanes chez les algues rouges ) ou alginates ( chez les algues brunes ).
ce sont des polymères de nature glucidique qui peuvent structurer l'eau et sont donc très utilisés pour de nombreuses applications dans l'indistrie agroalimentaire et aussi textile, papéterie, dentisterie ..... Chaque fois qu'il est besoin de préparer des solutions visqueuses ou gélifiées.



Bateau goémonier :  En jaune, la grue du scoubidou.


La récolte des laminaires en Bretagne c'est environ 60 000 tonnes/an et ça occupe de mai à octobre une soixantaine de bateaux goémoniers munies d'un scoubidou hydraulique ( grue avec crochet qui permet d'arrcher les algues en les entortillants )
Progressivement d'autres utilisation des algues font leur apparition : biostimulants, cosmétiques, thallassothérapie ..... Une commercialisation d'algues comestibles se fait également de plus en plus.

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15 août 2008 5 15 /08 /août /2008 12:32
Nous avons vu dans les articles sur l'estran ( An aod bev ) que les conditions qui s'y rencontrent déterminent un étagement de la végétation et donc des algues.



Source Diren bretagne

Les algues sont des organismes qui forment une famille complexe allant des organismes simples et composés de quelques cellules à un organisme semblable à une plante évoluée.

D'un point de vue morphologique, l'algue est constituée d'une partie basale ( crampon ) qui lui permet de se fixer à un substrat ( rocher, coquillage ... ).
La tige ( stipe ), les branches ou feuilles ( frondes ) sont formés de tissus à fonctions variées et peu de régions de l'algue sont spécialisées, seules quelques espèces d'algues ont des réseaux de vaisseaux semblables à certaines plantes vasculaires.


Crampon de laminaire

Les algues dépendent de la photosynthèse exploitant le CO2 et les sels minéraux dissous dans l'eau qui les environne la plupart du temps.
L'eau fournit également un support aux espèces qui ont des flotteurs et aux autres qui contiennent un mélange de gaz semblable à l'air ce qui augmente leur flottabilité.
L'eau étant également plus dense que l'air, les algues sont rarement rigides car il est plus judicieux de flotter au gré de l'eau que de lui résister.



Le gros problème des algues sur le littoral est leur résistance à la dessication. Les algues les mieux adaptées aux étages médio et infralittoraux effectuent l'essentiel de leur photosynthèse quand la mer est retirée et jusqu'à un certain degrès de dessication.
Pour les espèces totalement immergées, le déficit de lumière lié à la profondeur est un frein à leur expansion.

La classification des algues est liée sur les pigments qu'elles contiennent, schématiquement :

les algues vertes ( ou Chlorophycées ) :

Les plus abondantes de la zone interdidale. Elle contiennent des chlorophylles de type a et b qui ne sont pas masquées par des autres pigments.
Ce groupe comprend des organismes unicellullaires à de grandes plantes membraneuses.


Algues vertes dans une "baignoire" ( Enteromorphes )

Les algues brunes ( Phéophycées )

La couleur verte des chlorophylles est masquée par des pigments bruns ( carétonoïdes ).
Toutes sont des plantes multicellulaires, elles ne supportent pas les eaux saumâtres, les eaux trop chaudes ( méditerannée ).
Les plus famillières permettent des zonations verticales.


Ceinture d'algues brunes ....


Algues rouges ( Rhodophycées ) :

Les chlorophylles sont masquées par des pigments rouges ( Phycoérythrines ) . Selon l'état de la plante, la couleur varie du rose vif presque fluo à un bleu foncé, un vert olive ou un blanc grisatre.
Ces algues sont multicellulaires et souvent petites.
Elle ne tolèrent pas les eaux saumâtres mais s'accomodentde tous les habitats littoraux des mers tempérées et chaudes.


Nitophyllum punctatum

Il existe également des algues jaune-vert ( xanthophycées ), jaunes ( chrysophycées ) ou bleus ( cyanophycés ).

La reproduction des algues :

Les algues sont des plantes qui n'ont pas de fleurs, c'est à dire d'organes spécialisés où se préparent les celllules à rôle sexuel. Les algues appartiennent à l'ensemble des cryptogames.


Jeune algue fixée sur un rocher.

Chez les algues, le comportement sexuel est diversifié, la descendance d'un organisme donné peut-être un organisme tout à fait différent, le cycle complet du développemement s'achève à la naissance d'un individu identique à celui de départ.

Beaucoup d'algues ont à la fois une reproduction sexuée ( c'est à dire rencontre et fusion de deux cellules de sexe opposé - fécondation ) et une reproduction asexuée.



Reproduction asexuée :

Parfois par simple fragmentation du thalle ( corps vivant des algues ), par formation de boutures spécialisées ou par émission de cellules ( les spores ) qui après fixation germent et produisent un nouveau thalle.

Reproduction sexuée :

Chez les algues vertes, jaune-vertes et brunes, les cellules sexuelles ( gamètes ) sont flagellées, au moins pour un des sexes, dans ce cas la cellule mâle toujours mobile va à la rencontre de la celllule femelle pour la féconder soit en eau libre, soit dans le thalle.

Chez les algues rouges, les cellules sexuelles ne sont jamais flagellées et la cellule femelle pourvue d'un filament capteur du gamète mâle est fécondée sur place.



La reproduction sexuée selon le shéma simple : fécondation - développement de l'oeuf - nouvel organisme sexué, ne se fait que chez les fucales , des algues brunes dont le fucus est le représentant.
Chez toutes les autres algues : vertes, brunes, rouges .... des séquences s'interposent entre la fécondation et le retour à un organisme sexué : c'est un cycle de reproduction complèxe.


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14 août 2008 4 14 /08 /août /2008 20:27
Cet après midi, les chevreuils sont à la lisère de la forêt où ils mangent dans un champ.

Un brocard d'abord puis une femelle suitée d'un jeune.

Les croquis ont été faits sur le vif en observant avec la lunette.
Un vieux reve pour lequel d'ailleurs j'ai acheté la lunette mais la digiscopie est passée par là !!!









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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 19:46

Parce que toute forme d'oppression et de violence est condamnable.
Les jeux olympiques chinois sont l'occasion de remettre en lumière le génocide perpetré par la Chine au Tibet.

Ce n'est pas une mode passagère, relire les articles parus dans Vertical qui dénoncaient les viols organisés, les massacres des moines etc ...

Spéciale dédicace à Sarkozy ( Sha Ke Qi : L'idiot en colère ) qui avait déclaré avant d'aller sucer les bottes des dictateurs chinois sur ordre des patrons français :

 " Jamais il ne passerait sous silence les attentats aux droits de l'homme au nom des interêts économiques" ( source Canard enchainé 6 aout 2008 )



Une Kora est organisée tout autour du mont blanc pendant la durée des jeux olympiques.
De nombreuses animations sont prévues dans les villes étapes.
Il est possible de participer tout ou partie à la marche.

des infos ici :

http://lionsdesneigesmontblanc.over-blog.com/


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9 août 2008 6 09 /08 /août /2008 15:20
L'anémone de mer contrairement à son nom n'est pas une fleur mais un animal.
Elles font partie de l'ordre des actiniaria.


Anémone commune de Kerlouan à marée basse.

A Kerlouan, on trouve l'anémone commune à la base des rochers de la plage.
Elle forme hors de l'eau une sorte de gros bouton gélatineux rouge-brun.
Ses tentacules sont alors repliées en elle, permettant de lutter contre la dessication ( cf article sur l'estran ).
Lorsqu'elle est dans l'eau on peut alors observer ses tentacules.


Anémone commune à Kerlouan dans une flaque à marée basse.


Toutes les anémones sont des animaux solitaires qui vivent fixés au substrat par un disque pédieux.

Ce sont des organismes simples, sortes de sacs cylindriques dont la poche sert à la fois d'estomac et de chambre pour les enfants .... Elles sont souvent hermaphrodites et peuvent se reproduire par bourgeonnement.


On remarquera à droite le bébé anémone qui se développe

Les tentacules des anémones sont urticants et en nombre multiple de 6 ( car l'anémone appartient à la classe des hexacorallaires ).



C'est un animal qui ne se déplace pas, les tentacules sont couverts de cellules urticantes qui sont autant de minuscules harpons à ressort se détendant brusquement pour injecter du venin sour l'épiderme de la proie.
D'ou la douleur cuisante qu'on ressent si on tripote une anémone et qui lui a valu le nom d'ortie de mer.





Ce n'est donc pas un animal filtreur comme je le pensais et bien un cnidaire !!
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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 08:54
Communiqué de presse  06/08/2008

Table ronde chasse :
Effet d’annonce ou réalité ?


 
 
Si on en croit le Ministère de l’écologie (MEEDDAT) la table ronde chasse serait un succès historique. Une semaine de chasse supplémentaire a été échangée contre un moratoire de la chasse de trois espèces menacées et la promesse d’un autre moratoire pour une espèce au bord de l’extinction : le grand tétras.

Que devraient accepter les associations de protection de la nature pour la protection (temporaire ou plus pérenne) de toutes les autres espèces en mauvais état de conservation, voir gravement menacée et pourtant chassées ? Que devraient-elles concéder contre tous les autres abus de la chasse en France ?
 
L’ASPAS rappelle, qu’au mépris des règles élémentaires de biologie et du droit international, les chasseurs français restent les champions d’Europe avec :
-      le plus grand nombre d’espèces chassées
-      le plus grand nombre de chasseurs
-      le plus grand nombre de jours de chasse : 7 sur 7 en période d’ouverture
-      la plus longue période de chasse
-      la plus longue liste de modes de chasse…
 
L’ASPAS se félicite que les pouvoirs publics cherchent à instaurer un dialogue entre chasseurs et protecteurs. Mais la méthode retenue qui ne reflète pas le pluralisme des associations de protection de la Nature , n’est pas satisfaisante. Pas satisfaisante non plus si chaque « avancée » vers une normalisation doit être compensée par de nouveaux privilèges accordés aux chasseurs.
 
L’ASPAS est inquiète face aux réactions anticipées des chasseurs : appels à manifester dans quelques haut lieux de la chasse. Appel de l’Association Nationale des Chasseurs de Gibier d’Eau (pourtant signataire de l’accord) à ses adhérents leur enjoignant de profiter des quelques jours avant publication des arrêtés au Journal Officiel, pour faire leurs derniers cartons dans les Courlis cendrés, Barges à Queue noire et Eiders à Duvet, avant que le moratoire ne soit officialisé. L’ASPAS rappelle qu’en trente années de conflits et de tentative de négociation avec les associations de protection de la nature, les chasseurs n’ont jamais respecté leurs engagements.
 
On nous annonce qu’en septembre, la table ronde chasse sera de nouveau invitée à se réunir. Nous souhaitons qu’enfin les sujets de fond puissent être abordés, sans avoir à être « marchandés » contre de nouvelles extensions des périodes de chasse.
 
L’ASPAS souhaite en priorité :
-      le dimanche sans chasse
-      l’arrêt de la chasse des espèces en mauvais état de conservation
-      l’abolition des modes de chasse non sélectifs
-      la protection intégrale et effective des oiseaux migrateurs de retour vers leur site de reproduction
-      l’abolition de la période complémentaire de chasse au blaireau
-      la fin des tolérances pour les chasseurs qui ne respectent pas les dates de chasse
 
L’ASPAS veillera dès les jours à venir à la bonne application des engagements de toutes les parties signataires de cet accord, et continuera, en toute indépendance, son rôle de veille en matière de protection des espèces et de strict respect des lois et règlements dans le domaine de l’environnement.
 
 

Contact Presse : Pierre Athanaze, Président de l’ASPAS : 06 08 18 54 55

Association pour la Protection des Animaux Sauvages - BP 505 26401 CREST Cedex – Tel 04 75 25 10 00 – Fax 04 75 76 77 58
www.aspas-nature.org


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6 août 2008 3 06 /08 /août /2008 18:27
L'estran étant la zone littorale limitée par les niveaux des plus hautes mers et des basses mers, la durée d'émersion durant le cycle des marées influence la distribution des êtres vivants, animaux et végétaux, sur différents niveaux.

Ceci crée comme en montagne un étagement de la faune et de la flore.



Etagement dans la zone de l'estran ( document Ifremer )



Etage adlittoral ou zone des embruns :

Cet espace n'est jamais recouvert par les marées mais les êtres vivants y sont sous l'influence des embruns.
Les êtres vivants ici ne supportent pas l'immersion mais apprécient une forte salinité pour se développer.


Rocher recouvert de différents lichens dans la zone des embruns.

Etage supralittoral :

Les êtres vivants ont besoin d'une émersion prolongée et ne supportent qu'une immersion très courte pendant les marées de vives eaux.
On trouve également des lichens en milieu rocheux et des puces de mer en milieu sableux


Talitres ou puces de mer sur la laisse de mer


Etage médiolittoral :

Les êtres vivants sont ici soumis à des cycles émersions / immersions.
La faune et le flore doivent supporter temporairement un assèchement.
C'est la zone privilégiée de la pêche à pied.


Flaque temporaire dans l'étage médiolittoral.


Etage infralittoral :

ici l'immersion est continue avec à la frange supérieure des émersions de courte durée.

Dans l'estran lorsque la mer se retire, les êtres vivants qui y sont subissent un certain nombres de chocs :

Un choc hydrique : pour lutter contre la dessication

Un choc thermique :
une flaque d'eau isolée peut voir sa température monter très fortement en été parfois à 40° et lorque la mer revient avoir sa température baisser rapidement.
De même en hiver, elle peut tres vite se refroidir au contact de l'air froid et avoir une température rapidement voisine de 0°.


Flaque avec des patelles.

Choc osmotique : dans chaque flaque les conditions de salinité peuvent varier entre les averses, l'évaporation etc ...

Choc mécanique :
Les êtres vivants doivent contre la force des vagues de la mer qui remonte.



Quelles adaptations les êtres vivants ont-ils mis en place ?


Pour survivre dans ce milieu extrème, les animaux developpent des adaptations en fonction du substrat sur lequel ils vivent.

Sur les estrans sableux :

S'enfouir dans le sable.

Comme certains mollusques bivalves : praires, clams, coques .... creusent un trou dans le sable pour profiter de son humidité.


 
Sur les estrans rocheux :


Se proteger dans une coquille :

Certains animaux quand la mer se retire se réfugient dans leur coquille : les bigorneaux, les patelles ou les balanes qui à marée basse vivent dans uen coquille hermétiquement fermée en ayant emprisonné une réserve d'eau.


Patelle et troque à marée basse.

Rechercher les endroits humides :

Souvent sous les algues comme le font les étoiles de mer, les crabes, les oursins ...



Se recouvrir de mucus.

La blennie ou "baveuse" est capable de sécréter du mucus pour garer son corps humide.
Les anémones de mer luttent contre le dessèchement grâce à leur forte teneur en mucus qui retient l'eau.
Certaines espèces d'anémones comme les actinies peuvent rétracter leurs tentacules pour limiter la perte d'eau.

Se fixer sur les rochers :

Certains animaux, poour lutter contre les vagues et les courants peuvent se fixer sur les rochers.
Les moules par exemple, sécrètent une ensemble de filaments ( le byssus ) qui lui permet de se fixer.


Colonie de moules fixée sur des rochers face à la mer

Respirer autrement :

La plupart des animaux aquatiques ont besoin de branchies pour respirer dans l'eau. Certains ont des systèmes complémentaires pour survivre hors de l'eau :

respiration cutanée : La gonelle, la motelle
poumon primitif : Le petit bigorneau
avaler de l'air : Le mordocet


Voilà un tour d'horizon rapide, donc très incomplet de ce milieu particulier qu'est l'estran.
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