Un vététiste victime de la chasse :
Le laxisme des pouvoirs publics en cause
Dimanche 26 octobre, un jeune vététiste de 25 ans est mortellement blessé par une balle perdue lors d’une battue au sanglier. La saison de chasse a débuté depuis moins de deux mois et ce
drame vient s’ajouter à une liste d’accidents mortels déjà bien trop longue. L’ASPAS attend une réaction immédiate du Gouvernement.
En France, la chasse est un loisir qui cause chaque année des dizaines de morts et des centaines de blessés. Les pouvoirs publics ont fait des efforts sur la sécurité routière et le respect du
droit. Cette politique est en complète contradiction avec le laxisme accordé aux chasseurs, et cela bien évidemment au détriment de la sécurité publique. Les accidents arrivant majoritairement le
dimanche, l’ASPAS réclame depuis des années cette simple mesure de bon sens. L’arrêt le mercredi, qui fut une victoire de la démocratie, a été vite oublié…
L’ASPAS alerte l’opinion publique sur l’organisation poussiéreuse et primitive du système cynégétique français, les mentalités doivent évoluer !
Les chasseurs représentent 2 % de la population mais ils s’approprient la nature tous les jours, pendant 6 mois de l’année, au détriment des 98 % restants.
L’ASPAS se bat depuis plus de 10 ans pour l’indispensable arrêt de la chasse le dimanche et a récolté plus de 170 000 signatures en faveur d’une trêve dominicale des fusils. C’est la seule
manière de faire baisser significativement le nombre d’accidents de chasse, qui se produisent majoritairement ce jour-là.
Notre association attend désormais une prise de position ainsi qu’une décision claire et immédiate du gouvernement à ce sujet.
Contact presse : Pierre Athanaze - Président de l’ASPAS
Tel : 06 08 18 54 55
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Communiqué ASPAS - AVES France – MELES – RAC - APIE
Le Grenelle de l’Environnement tourne véritablement à la mascarade. Les 16,17 et 18 mai prochains, la ville de Cluny (Saône-et-Loire) va être le théâtre d’un bien triste et cruel spectacle,
celui d’un championnat de déterrage de blaireaux. Comment un gouvernement qui s’était engagé à protéger la biodiversité peut-il cautionner une pratique aussi barbare sur une espèce en
mauvais état de conservation ?
Le déterrage ou vénerie sous terre consiste à arracher violemment blaireaux ou renards de leur terrier avant de les abattre. Sans aucune possibilité de fuite, l’animal traqué par les chiens est
contraint à sortir par l’unique issue qui n’a pas été obturée. Il est alors extirpé à l’aide de longues tenailles métalliques avant une mise à mort à l’arme blanche. Ces agissements d’une autre
époque sont autorisés pratiquement toute l’année, même lors des périodes de reproduction et d’élevage des petits. Alors que les populations de blaireaux sont en chute libre en France et que cette
espèce est protégée dans la plupart des autres pays de l’Europe, le Gouvernement français continue de cautionner cette pratique moyenâgeuse et inutile pour le loisir de quelques-uns.
Organiser une compétition sportive autour d’une espèce menacée est tout simplement stupide, en dehors de toute éthique ! Autoriser et encourager le sacrifice de nombreux blaireaux pour le
divertissement de quelques individus indifférents à la souffrance n’est qu’une nouvelle preuve de l’irresponsabilité de nos dirigeants.
L’argument de « traditions ancestrales » ne peut et ne doit pas légitimer des actes aussi barbares Les victimes du déterrage agonisent dans d’atroces souffrances. Dans le cadre du championnat,
les déterreurs affirment relâcher leurs victimes, mais combien survivront aux blessures infligées à cause des multiples morsures, et au stress intense ? Un phénomène de "myopathie de la capture",
a en outre été constaté, se caractérisant par une dégradation des tissus musculaires, causée par l'effort et le stress intenses et souvent suivie de dégâts cérébraux pouvant entraîner la
paralysie et la mort.
L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS), MELES, AVES France, le Rassemblement Anti-Chasse (RAC) et l’APIE (Association de Protection et d’Initiation à l’Environnement)
s’allient pour dénoncer une atteinte programmée à la biodiversité et le désengagement de l’Etat suite aux « bonnes intentions » du Grenelle de l’Environnement. Au-delà de l’annulation du
championnat de Cluny et de ces pratiques primitives, nos associations demandent l’interdiction pure et simple du déterrage et de la vénerie sous terre.
HALTE AU DÉTERRAGE DE BLAIREAUX !
Contact presse : Rémi Collange- Chargé de communication ASPAS
Tél : 04 75 25 10 00 Mail :
info@aspas-nature.org
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Traces de blaireaux ( Tour de Montmayeur )
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Communiqué de presse
Mercredi 07 février 2008
Encore un loup braconné en douce
L’ASPAS porte plainte
Un loup tiré par balle et à demi décapité a été trouvé le 26 janvier dernier à Presle, en Savoie. Un acte aussi barbare qu’illégal, car
il s’agit d’un animal protégé. L’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) porte plainte contre X devant le Tribunal de grande instance de Chambéry.
Le courageux auteur de cet acte, qui ne se vante pas de son exploit, risque 6 mois d’emprisonnement et 9 000 euros d’amende. Le cadavre de sa victime gisait à moitié immergé, près d’un pont.
Découvert par des promeneurs, il a été transporté par des gardes de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, et autopsié au laboratoire d’analyses vétérinaires de Chambéry. Il
s’agit bien d’un loup gris Canis lupus, probablement abattu par une balle de calibre 12.
Le loup est, au même titre que le lynx ou l’ours, une espèce phare de notre faune, dont la présence est voulue par la majorité des Français, et protégé par la loi. À l’heure où le fameux Grenelle
de l’environnement prône la défense de la biodiversité, l’ASPAS entend rompre le silence gêné du ministère, et rappeler les devoirs de l’État envers les générations futures. Cet acte est aussi
inadmissible que le meurtre de l’ourse Cannelle. L’ASPAS porte donc plainte devant le TGI de Chambéry pour destruction d'espèce animale non domestique, et espèce protégée, (violation de L.411-1
et de l'arrêté du 23/04/07 fixant la liste des espèces protégées).
L’ASPAS rappelle, s’il en est encore besoin, qu’il existe des mesures de protection des troupeaux, et qu’elles se montrent efficaces dans les autres pays. L’ASPAS rappelle également que des
bergers font honnêtement leur travail en France, mais qu’ils sont oubliés au profit de quelques agités hors-la-loi, qui salissent la profession.
Contact presse :
Pierre Athanaze – Administrateur de l’ASPAS
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Quelques semblables rampantes et gluantes :


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Mise en ligne du communiqué de presse de L'ASPAS à propos de la "grippe" aviaire :
Au vu des réactions affolantes de certains élus locaux face à la grippe aviaire, l'ASPAS demande aux décideurs français de calmer leurs ardeurs.
Certains maires ont demandé à leurs habitants de détruire les nids d'hirondelles sous prétexte qu'elles seraient vecteurs du H5N1. Il faut savoir qu'en 20 ans, la France a perdu 84 % de sa population d'hirondelles. Cet épisode de grippe aviaire, s'il est ainsi géré, risque d'anéantir rapidement l'ensemble de la population française d'hirondelles.
D'autres utilisent le prétexte de la grippe aviaire afin de justifier de véritables génocides. Le maire de Saint Baudille de la Tour (Isère) a même été jusqu'à demander l'éradication des renards, fouines, belettes, putois, corbeaux, pies, buses et autres rapaces sédentaires (espèces protégées). Cette attaque à la biodiversité a immédiatement été condamnée par l'ASPAS qui a porté plainte
contre ce maire.
Depuis quelques mois, une large campagne de désinformation concernant la grippe aviaire sévit en France. Lancée par la sphère politique et largement répandue par les médias, elle désigne les oiseaux migrateurs et autres animaux sauvages comme les vecteurs principaux du H5N1. Condamner ainsi la faune sauvage, c'est oublier la grande part de responsabilité du commerce illégal de volailles vivantes et du trafic d'animaux sauvages dans la propagation du virus. D'ailleurs selon le Docteur Richard Thomas du mouvement mondial de conservation de la nature et des oiseaux, BirdLife, "le tracé des cas de contamination suit les itinéraires des routes principales et des voies de chemin de fer, pas les voies aériennes".
En France, les grippes " banales " provoquent chaque année un minimum de 1500 à 2000 décès. En 3 ans, le H5N1 a fait 90 victimes dans le monde entier. Et pourtant, l'arrivée de ce virus engendre une psychose alarmante qui laisse craindre le pire pour la faune sauvage.
Il est important d'éclairer les citoyens sur les manipulations organisées par une partie des élus. La grippe aviaire est une réalité et des précautions strictes concernant les volailles d'élevages sont nécessaires, mais il ne faut laisser sous aucun prétexte les "élus-chasseurs" décider de la gestion de la faune sauvage.
Contact presse : Julie Danet - Chargée de communication
Tél. : 04 75 25 10 00 Mail : info@aspas-nature.org
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