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2 novembre 2007 5 02 /11 /novembre /2007 14:57
Jeudi 1er novembre, retour au lac du Der pour revoir un an après les grues cendrées : Article du 5 novembre 2006 : " Quand les grues passent par chez nous !! "

RAPPEL DE LA CARTE D'IDENTITE DES GRUES CENDREES

Ordre : gruiformes.
Famille : gruidés.
Grus grus
Taille : 114 à 127 cm.

Envergure : 200 à 230 cm.
Poids : 4 kg à 7 kg.

Longévité : 17 ans.



LA FERME  AUX GRUES

La ferme a été crée en 1990, au départ l'objectif était de fixer les oiseaux sur des terres mises à disposition pour éviter qu'elles ne fassent des dégats dans les semis surtout lors de la migration de printemps.

Actuellement, elle permet aussi de fixer les observateurs des grues et d'éviter qu'elles soient dérangées.



La ferme est composée de plusieurs parties : le bâtiment et les terres cultivées appartiennent au syndicat mixte du Der. Les prairies de fauche appartiennent au Conservatoire Patrimonial Naturel de champagne. L'observatoire appartient à la LPO.

Les terres cultivées sont louées à un agriculteur qui paie son fermage en grains de maïs ce qui permet de nourrir les grues et de les fidéliser sur le site.


La ferme est ouverte au public. l'accès à l'observatoire est gratuit. Il est possible de louer des abris à la journée pour photographier les grues.
Certains week-end de vacances comme jeudi et les dimanches, les observateurs de la LPO sont présents pour donner des informations sur ces oiseaux.



La ferme n'est pas un lieu d'élevage, la présence des grues n'est pas assurée.
En début de migration postnuptiale (octobre/novembre) les grues trouvent à manger dans les champs près du lac du Der et sont moins attirées par la ferme.
Plus la saison avance, plus la nourriture se fait rare et les agrainages sur la ferme attirent de nombreuses grues.

MIGRATION DE LA GRUE CENDREE EN FRANCE

retour sur la saison 2003/2004 ( doc LPO )

La migration des grues a toujours fasciné les hommes, soit car ils voient les oiseaux voler en V , soit qu'ils les entendent passer de nuit.

En 2004, la population européenne des grues est estimée entre 160 000 à 180 000; L'étude de la migration des grues cendrées se fait grâce à la mise en place du réseau Grues France. Ce réseau regroupe 57 organismes et associations françaises.
Son objectif est d'échanger les infos entre les régions afin de mieux anticiper l'arrivée des grues. Son rôle est également d'informer public et médias sur les grues.


Migration postnuptiale 2003

Les grues pendant tout l'été sont peu nombreuses et ne bougent pratiquement pas que ce soit en Corrèze en Dordogne. Ce sont quelques dizaines d'oiseaux uniquement qui se déplacent.



Dans la nuit du 12 au 13 octobre, un mouvement concerne quelques 1 500 grues. C'est le prémice à des mouvements de plus grande ampleur.

Première vague : 12 octobre au 19 octobre.

Les premiers gros départs d'Allemagne se font dans la soirée du 13 octobre : entre 15h30 et 19h00 ce sont quelques 16 OOO grues qui partent.
Les observations montrent le passage de 1300 individus dans la Meuse. Plus de 18 000 grues occupent le lac de Der. Dans le même temps d'importants passages sont signalés dans le sud-est de la région Centre, en soirée la région Aquitaine est atteinte.
Pour cet épisode, c'est environ 80 000 individus qui se sont déplacés.


Deuxième vague : 23 octobre 2003 au 25 octobre 2003


Entre 10h et 12h de nombreuses grues quittent la région de Rugen en Allemagne.
Les conditions sont très favorables car le beau temps reignant sur la région favorise la présence d'ascendances thermiques. Le vent est au Nord-est ce qui permet aux grues d'économiser de l'énergie.
L'arrivée des grues de fait dans la soirée dans le Meuse et en Champagne-Ardenne. Le soir ce sont quelques 35 000 oiseaux qui fréquentent les vasières du lac du Der. Le lendemain 20 000 oiseaux repartent vers le sud-ouest.
Lors de ces trois jours ce sont 28 000 oiseaux qui ont traversé la pays


Mouvements plus diffus : 26 octobre au 15 novembre 2003

Les comptages lors des journées d'observations montrent un ralentissement de la migration des oiseaux.
Durant cette période seuls 20 000 oiseaux se sont déplacés.

Une dernière journée de migration : 7 décembre 2003

Dès le lever du jour, sur le lac du Der, les 5 000 grues présentes partent en migration. Ce mouvement est vite confirmé car le ciel de la nièvre voit passer 11 000 grues.
En soirée, 5 000 grues arrivent d'Allemagne.

Cette journée marquera la fin des grands mouvements de la migration postnuptiale de 2003. Le 16 décembre 4 500 grues stationnent sur le lac.

Au total, la migration postnuptiale 2003 aura concerné 135 000 grues cendrées.


Hivernage 2003-2004

L'effectif total de l'hivernage pour la saison 2003/2004 est de 34 170 grues. C'est une baisse de 20 000 grues par rapport à l'année précédente.
Les effectifs de 2003/2004 reviennent au niveau de ceux des années 1990. Ceci s'explique par le manque de nourriture.

Au 18 janvier c'est 6 160 grues cendrées qui hivernaient sur l'ensemble de la région Champagne-Ardenne.
C'est un hivernage relativement faible pour la région.
les variations d'effectifs sont directement liés au manque de nourriture et non a une baisse des températures comme une idée reçue le fait croire.
Si les inondations précoces empèchent les labours alors les chaumes de maïs permettent aux oiseaux de se nourrir tout au long de l'automne et en hiver.
L'hivernage très faible de 2003/2004 s'explique en partie par l'arrêt des mesures agro-environnementales.
Ces aides avaient pour but de conserver les chaumes de maïs jusqu'au 15 décembre ou au 15 mars. Les agriculteurs participants recevaient une compensation financière européenne. La disparition de ce type de mesures a favorisé les labours plutôt que les chaumes privant les grues d'une grande part de leurs ressources alimentaires.


Migration prénuptiale 2004

les premiers vols sont signalés le 25 janvier 2004 dans le Loir-et-Cher.
La migration de printemps se déroule toujours de façon plus rapide que la migration d'automne.

Des mouvements diffus : Du 1 février au 11 février 2004

Ce sont quelques 12 000 grues qui ont déserté les sites aquitains durant cette période.

Première importante journée de migration : 15 février 2004

C'est ce jour que démarre vraiment la migration de printemps. Les comptages de cette journée donnent les chiffre de 8 000 grues qui sont passés en France.


Première vague diffuse : 21 février au 1 mars 2004

En Espagne durant cette période les très mauvaises conditions atmosphériques ( froid et neige ) ont fait s'accumuler d'importants effectifs sur le site de Sotonera ( nord Aragon ).
Les oiseaux sont ensuite partis vers la France de façon plus diffuse et on a compté durant cette période le passage de 8 000 grues au minimum.



Deuxième vague plus intense : 2 mars au 14 mars 2004

Durant ces 13 jours, ce sont 130 000 grues qui ont survolé la France

Fin de migration : 15 mars au 14 mai 2004

Au 15 mars, il reste 2 960 grues sur le lac du Der, le nombre des oiseaux en transit diminue sur tous les points de comptages.

Bilan 2003/2004

Pour la saison 2003/2004, le nombre de grues en migration prénuptiale s'est porté à 164 000. Ce chiffre prend en compte l'ensemble des vagues et des petits mouvements complémentaires.



Migrations en Champagne-Ardenne.

Les relevés de passage montrent que cette migration est classique pour la région.
Les premières observations datent de juin : 3 oiseaux puis le pic de stationnement est en octobre ( le 24 ) avec 35 000 oiseaux qui stationnent sur le lac.
Le 2 novembre, les grues tardent à quitter les dortoirs et les observateurs peuvent assister à un lever qui dure une heure.
Jusqu'à mi novembre, la migration se poursuit de manière régulière et le nombre des oiseaux présents diminue de façon régulière également.
L'hivernage est très faible du fait de l'arrêt des compensations aux chaumes de maïs.
Le mois de mars voit la reprise de la migration mais printanière cette fois ci sur le site de Der.
ce sont 20 000 oiseaux qui stationnent sur le lac le 7 mars. La migration se termine rapidement ensuite.



QUESTIONS DIVERSES


Pourquoi les grues volent-elles souvent en V ou en ligne ?

Deux hypothèses :

1 : L'économie d'énergie, l'oiseau qui est devant protège du vent celui qui le suit et ainsi de suite. L'oiseau de tête est régulièrement remplacé par un autre.

2 : Cela permettrait aux oiseaux d'éviter de se toucher en vol. Chaque individu gardant une certaine distance avec son voisin tout en restant proche et donc au contact.


La grue cendrée niche-t-elle en France ?


Quelques cas de reproduction sont notés en France, particulièrement en Lorraine où quelques couples sont nicheurs.
La zone principale de reproduction de la grue cendrée se situe de l'Allemagne à la Sibérie orientale.
Les 5 pays abritant la majorité des couples sont la Russie, la Suède, la Finlande, la Pologne et l'Allemagne.



Toutes les Grues cendrées passent-elles lors de leurs migrations en France ?

Non, il existe deux voies de migration :

La voie ouest européenne qui se localise sur un axe Allemagne / France / Espagne.

La voie centre européenne qui passe par la Pologne, la république tchèque, la Slovaquie, la Hongrie, la Croatie, l'italie du sud jusqu'en Afrique du sud.

Pourquoi certaines espèces telles que les grues migrent-elles ?

Tout d'abord penser que c'est le froid qui fait migrer les oiseaux est une erreur. En fait ce qui déclenche la migration c'est un problème de quantité de nourriture. Lorsque la nourriture n'est pas suffisante pour nourrir les populations d'une espèce, les individus qui la compose sont obligés d'aller chercher ailleurs de quoi manger.


Combien de temps une grue fait-elle escale sur un site de halte en France ?

C'est une durée très variable.
Lors de la migration d'automne, les escales sont plus longues que celles de la migration de printemps.
La durée de stationnement varie de 1 jour à 1 semaine.
Les conditions météo vont influer sur la durée du séjour.






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Published by Zorglub - dans oiseaux
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